Qùetzal Snåkes – Interview tournée novembre 2016

21 Nov 16 Qùetzal Snåkes – Interview tournée novembre 2016

En trois EPs, les malins de Qùetzal Snåkes auront attiré les regards (chronique en ligne ici). Pas étonnant tant ils naviguent aisément dans l’air du temps, adorateurs qu’ils sont de l’écurie Sacred Bones Records. Une tournée qui s’achève, une interview chez nos confrères de New Noise, une ici. La belle vie ? Hum… a voir car ils ont la bougeotte et prennent peu le temps de profiter des instants. Leur chance, ils se la donnent avec une énergie énorme. La réponse de l’interview n’est pas nominative, les cinq membres souhaitant à l’heure actuelle parler d’une seule voix sans leader affiché pour la promo.

Marseille est la ville de naissance de Qùetzal Snåkes : est-elle importante pour le genèse de votre son et de votre approche du rock ?

On n’est pas tous nés à Marseille mais on y vit, c’est à la cool sauf pour notre chanteur qui se les gèle au Canada. C’est une ville très éclectique avec un fort caractère qui nous a donné à chacun une approche différente de la musique, ce qui déteint forcément sur le son du groupe. C’est sûrement en ça que Marseille joue un rôle important dans l’identité de Qùetzal Snåkes. Bref on n’a pas le même maillot mais on a la même passion.


De quelle façon la région PACA a-t-elle soutenu votre EP ?

On ne sait pas vraiment mais jusqu’à l’année dernière on s’est toujours débrouillés en mode DIY, et là sur le dernier EP on a eu plus de moyens grâce à la maison d’artistes Transfuges, qui a fait des demandes d’aide à la région pour nous, ce qui nous a permis de payer le studio, notre producteur Ben Greenberg, une attachée de presse pour la promo… 


Pourquoi et comment s’est effectué ce mixage et mastering à Brooklyn ? Vous y étiez en tournée et vous avez songé à Greenberg pour faire la nique à Sacred Bones Records ?

Exactement ! Ben faisait du bon boulot avec Sacred Bones, In The Red et Matador et on trouvait intéressant de bosser avec l’animal sur Cult of Deafstruction. Le courant est très bien passé entre nous, on a réussi à s’entendre sur la vision du son qu’il nous fallait pour cet EP, et le résultat est vraiment fidèle à ce qu’on avait en tête et en ça c’était vraiment cool de bosser avec lui. 


Comment lancez-vous vos trois guitares ? Je pense notamment au titre « Longwar », la troisième vient une fois la mélodie posée pour tricoter dans les interstices vacants ?

De manière générale tout se fait assez naturellement, on travaille pas mal sur la superposition des couches de son et sur la création de l’espace ambiant en répète, mais sans que ce soit trop cérébral, c’est très rare qu’on prévoit exactement qu’à tel moment telle guitare va rentrer : on fonctionne beaucoup à l’instinct tous ensemble et c’est en ça qu’on forme un groupe au sens premier du terme. « Longwar » est un bon exemple car toute la seconde partie du morceau était une idée qu’on a eu le jour-même de l’enregistrement et qu’on a improvisée en live, le morceau sur l’EP étant la première prise. On a toujours fait ça et ça nous va bien.


Cette tournée de petites salles, c’est un bonheur enfin tenu en mains ?

La tournée se passe au top, aux concerts il y a du monde et personne du groupe n’est encore parti aux urgences.

On a un bon horoscope cette semaine.

Pourquoi ces å bien pénibles à saisir dans votre nom et sur un des titres ?

En fait on est cinq mannequins qui voyageons beaucoup sur les fashion-weeks du monde entier et parfois les mots nous viennent naturellement en suédois…


Que signifient les initiales « F.R.A. » ?  J’aime beaucoup le jeu violence tendresse de la voix et des guitares sur ce titre. Par ailleurs, c’est un morceau qui pourrait tourner sur vingt mesures de plus, qu’est-ce qui vous a poussés à l’arrêter si vite ?

« F.R.A » c’est France en mode j.o, ce morceau a été composé dans une chambre d’hôtel aux États-Unis quand on avait le mal du pays… Au sujet du format « court », on aime bien faire en sorte que nos morceaux puissent être écoutés plusieurs fois sans lasser plutôt que de trop les faire durer… On aime bien jouer sur la frustration.

« Napalm Trees », ce n’est pas très flower-violence : que vient faire ce titre dans le disque ?

C’est une interlude qui habille le disque comme le napalm brûle cette forêt de palmiers au début de Apocalypse now, y a pas plus flower violence !


Transfuges travaille d’arrache-pied avec vous : sentez-vous la possibilité de toucher plus de gens ? Votre facebook est particulièrement réactif en ce moment. Vous en rendez-vous compte ?

À l’heure où l’on répond on est à Biarritz en tournée et on se rend compte que plus de gens hors de notre réseau habituel viennent aux concerts et c’est assez plaisant de pouvoir proposer notre musique, qui n’a pas changé, a un public plus large. 

On vient de sortir un nouveau disque, un nouveau clip, on est en tournée, on a un nouveau set… donc effectivement c’est assez vivant en ce moment sur les réseaux sociaux mais aussi dans la vie du groupe.



https://fr-fr.facebook.com/quetzalsnakes/

La photo du groupe est (c) Mad Panic

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