Press Gang Metropol – Interview

24 Jan 13 Press Gang Metropol – Interview

A l’occasion de la sortie du EP vinyle Fictions sur le beau label gothique français D-Monic (une série de mixes alternatifs autour de l’inédit « Fictions », non inclus au premier album Checkpoint), les ex-Corpus Delicti font part de l’état de l’art à Obsküre Magazine.

Photographies live (source FB officiel PGM) : Emmanuel D’Auzon / Dario Caregnato / Deborah Provenzani

Le nouveau maxi vinyle Fictions expose une facette relativement dansante et un vernis technologique plus ou moins épais appliqué au son de Press Gang Metropol. Quand a été créé le morceau éponyme ? Sa composition s’est-elle inscrite dans la période d’écriture du premier album ou s’en détache-t-elle ?
Sébastien Pietrapiana (chant) :
Oui, en fait, ce morceau, à la base, date de la même époque que ceux du premier album… Mais il a vraiment évolué avec le temps, pour arriver à sa version finale tout récemment. Il ne reste finalement pas grand-chose de la version d’origine, si ce n’est, le côté déjà electro du départ.

« Fictions » est-il une preview de ce qui est à venir pour PGM ou pensez-vous qu’il fera exclusivement le menu de ce EP ?
Je ne sais pas si il sera sur le prochain album… En tout cas, il a été réfléchi et travaillé uniquement en tant que titre phare du nouvel EP pour l’instant, mais bon, pourquoi pas l’intégrer ? L’idée de départ était vraiment de présenter un nouveau titre rapidement, et surtout sortir un premier vinyle qui est un format nous tenant vraiment à cœur.

Le format EP peut offrir un contrepoint aux formats longs classiques type album, soit parce qu’il en étend l’expérience (présentation de sessions non incluses au tracklisting final d’un LP) soit parce qu’il offre une alternative à des versions originales : remixes, mixes alternatifs, versions démos… etc. Qu’est-ce qui vous intéresse dans le recours à ce format et pensez-vous en sortir d’autres avant un éventuel second opus ?
Le EP demande une exigence différente, peut-être offre-t-il un peu plus de liberté car il est « déchargé » du poids de la construction d’un album sur sa longueur. Nous sommes aussi dans une ère où il faut être tout le temps présent et le format EP permet d’être là rapidement, de proposer ponctuellement quelque chose de nouveau. Je pense qu’il y en aura d’autres, sans forcément sortir l’objet en CD ou vinyle, ça peut être aussi simplement du téléchargement.

En l’occurrence, Fictions présente une série de remixes réalisés par des gens divers et plus ou moins connus dans les scènes electro, remixes qui concernent « Fictions » comme un autre titre issu du premier album, « Parade ». En dehors du concours gagné par Lowlight pour figurer sur ce disque, comment avez-vous choisi les remixeurs et qu’est-ce qui vous a incités à présenter ces visages parallèles de PGM ?
Nous avons simplement cherché autour de nous, parmi nos connaissances ou celles de Laurent Le Fers, responsable de notre label. C’est lui aussi qui est à l’origine du remix de Haujobb car il y tenait personnellement, et nous sommes ravis de sa version de notre titre. C’est le but de ces remixes : amener notre musique ailleurs, vers des territoires qui ne sont pas les nôtres à la base.

Qu’est-ce que ces remixes, dans le recours qu’ils impliquent à la technologie, vous ont appris sur votre propre son ? Les remixeurs vous ont-ils expliqué ce qu’ils ont fait et comment, ou avez-vous pris les remixes pour ce qu’ils étaient, sans trop chercher à savoir ce qui se nichait techniquement derrière ?
Nous n’avons pas vraiment discuté des remixes avec les remixeurs, mais avions choisi d’écouter leur travail d’une oreille neuve, une fois terminé. Il était hors de question pour nous de leur dicter une quelconque voie à suivre, nous préférions l’excitation de la découverte. Et nous n’avons pas été déçus !
Le concours que nous avions mis en place pour le remix de « Parade » a été une excellente surprise également. D’abord, beaucoup ont participé, et enfin le remix choisi, celui du groupe Lowlight, a été un vrai coup de cœur. Une vraie relecture de notre titre, et en même temps, quelque chose qui coule de source, une évidente limpidité dans la réinterprétation. Un vrai plaisir.

Quel bilan de groupe faites-vous du récent retour sur scène, après l’expérience Corpus Delicti ? Peut-on espérer que l’aventure en cours dure ?
Bilan très positif, d’abord pour le plaisir de rejouer ensemble, et surtout l’excellent accueil de l’album ! Peu de temps après sa sortie, le label a dû refaire un pressage, ce qui était plutôt inattendu. Nous commençons vraiment à trouver nos marques ensemble sur scène, et pour ma part, je retrouve le plaisir et l’énergie que je n’avais pas réussi à capter avec mes live de Kuta… bien plus calmes il faut l’avouer !
Nous nous sommes fait plaisir quelques fois en reprenant quelques titres de Corpus, mais nous nous amusons encore plus à jouer nos titres actuels et nous ne voulons pas tomber dans le « Corpus tribute band ». Je pense que ces titres d’il y a vingt ans se feront plus rares en live désormais.

DJ Mikey semble vous aimer et son émission radio Halcyon Waves a diffusé votre musique lors de plusieurs diffusions aux USA, au milieu de programmations où figuraient entre autres New Order et Bowie. Sentez-vous un « appel américain » ?
Je ne sais pas trop si il y a un « appel américain », en tout cas, nous sommes fans de cette indie radio qui nous a repérés au tout début, et qui, pour ma part, ne diffuse que des choses que j’adore : indie pop, cold wave, shoegaze… C’est toujours agréable et une véritable reconnaissance quand notre musique est plébiscitée par des Anglo-Saxons, et c’est vraiment le cas avec cet album, où les critiques sur pas mal de sites anglais et américains ont été excellentes.

> SORTIE
– PRESS GANG METROPOL – Fictions (EP) (D-Monic) (2013)
> WEB OFFICIEL
www.facebook.com/pressgangmetropol
> COMMANDES FICTIONS EP
– Lien commandes D-Monic

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