Petter Carlsen & Lisa Cuthbert LIVE @ Sentier des Halles (Paris, 11/05/2013) (FR+ENGL)

14 Mai 13 Petter Carlsen & Lisa Cuthbert LIVE @ Sentier des Halles (Paris, 11/05/2013) (FR+ENGL)

FR

On avait découvert Petter Carlsen en première partie d’Anathema à l’Elysée Montmartre il y a plus de deux ans. Le coup de cœur avait été immédiat. Obsküre suit désormais de près le talentueux norvégien et sa « north folk » intemporelle et sublime.

 

Originaire de Dublin mais résidant à Lille, Lisa Cuthbert assure ce vendredi soir au Sentier des Halles la première partie sur un piano droit qu’elle pratique avec une finesse et une émotion qui évoquent Loreena McKennitt en plus pop ou Tori Amos en plus traditionnel (façon de dire qu’elle se situe dans le juste milieu de ses influences) et qu’elle sait délaisser aussi pour interpréter a cappella, avec pour seul artifice un maximum de réverb’, un chant traditionnel irlandais. Le moment est pur, la qualité d’écoute totale. Lisa a suspendu le temps.

Petter Carlsen l’a attrapé au vol. Et si les parisiens ont accouru vers les rivages imbéciles ou jamais il ne pleut pour ce pont de l’Ascension (il restait de la place sur les bancs de cette magnifique salle) le public présent a su accueillir chaleureusement le norvégien qui remplit immédiatement d’harmonies et de delay les voûtes de la cave du Sentier. Sa voix métallique et limpide, accordée au son de sa magnifique Gibson rouge (avec laquelle il pose-sa seule véritable partenaire-sur la pochette de son second album « Clocks don’t work ») remplit le cœur de mélancolie, de lumière aussi, de tristesse et de joies possibles. Petter Carlsen est un homme d’une sensibilité sans pareille, un homme bien, modeste et timide-c’est sa musique qui le dit, grand parce qu’il se fait petit derrière l’extrême beauté de ses mélodies, derrière l’incomparable fluidité de son jeu de guitare, derrière le flot épuré de ses textes.  Le public était déjà comblé lorsqu’un invité de marque est venu se joindre à lui sur scène, son grand frère de cœur, celui qui est désormais son ami depuis que Petter lui a passé la maquette de « Pull the Brakes » tandis qu’Anathema jouait en Norvège. Il s’agit bien sûr de Vincent Cavanagh (qui vit à Paris). C’est d’ailleurs « Pull the Brakes » que les deux amis interprètent ensemble. L’apothéose de la soirée.

Autour du bar, après le concert, Vincent évoque avec nous le plaisir qu’il a eu de participer au show de Petter et son envie de faire quelque chose avec lui (on imagine aisément une tournée en duo ou même un album, l’idée trottant sérieusement dans la tête des deux amis). Vincent nous rappelle aussi que son album solo est en préparation, tout ça dans un français qui s’améliore à chaque fois que nous le croisons. Ce soir, nous n’avons pas assisté à un concert, nous étions conviés à une réunion de famille avec le sentiment d’avoir partagé ses secrets.

ENGL

We first heard of Petter Carlsen when he supported Anathema at the Elysée Montmartre more than two years ago. It was love at first sight. Since then, Obsküre has kept a close eye on this talented Norwegian musician and his ‘north folk’, both timeless and sublime.

Originally from Dublin but currently living in Lille, Lisa Cuthbert opened this Friday night at the Sentier des Halles on an upright piano, that she played with subtlety and emotion. Her sound reminded us of a pop-oriented Loreena McKennitt or a more traditional Tori Amos, which is a way to say that she has perfectly balanced her influences. But she also knows how to get out of beaten paths, and she brilliantly showed it by singing a traditional Irish song a cappella, beautifully echoing on the stone walls of the venue. The moment was pure, the audience was subjugated. Lisa suspended time.
Petter Carlsen seized it just right. And if the Parisians ran off to the silly shores where it never rains on this long weekend (there was still some room left on the benches of this stunning venue), the audience there heartily welcomed the Norwegian, who immediately filled up the stone vaults of the Sentier with harmonies and delay effects. In tune with his splendid red Gibson guitar (his only true partner instrument, with which he poses on the cover of his amazing second record Clocks Don’t Count), his metallic and clear voice filled our hearts with melancholy, and light as well, of all joys and sorrows. Petter Carlsen is a man of a unique sensitivity; he is a good man, both shy and modest, as his music tells us. He is a great man for he knows how to be inconspicuous behind the extreme
beauty of his melodies, behind the unmatched flow of his guitar technique, behind the uncluttered waves of his lyrics. The audience was already fulfilled when a distinguished guest joined him on stage. His brother of heart and true friend since Petter gave the demo of ‘Pull The Brakes’ to Danny Cavanagh in 2007, when Anathema played in Norway. We are talking here of Vincent Cavanagh, who currently lives in Paris. And it is this very song that the two friends performed together. The highlight of the evening.

At the bar, after the show, Vincent talks with us about the pleasure he had to take a part in Petter’s performance, and his wish to have a side project with him. We can easily imagine a duet tour, or even an album, the two friends having thought about this idea for quite some time now. Vincent also reminds us of his forthcoming solo album, speaking an ever-improving French each time we meet him. Tonight, it was not a transcending show that we attended; it was a family reunion that we were invited to, with the feeling of having shared its secrets.

Translation : Cycy
Obsküre Magazine thanks Cycy for her work and generous offering.

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