Peter Murphy, clash live @ Stockholm : salvateur fact-check signé Post-Punk.com

16 Déc 18 Peter Murphy, clash live @ Stockholm : salvateur fact-check signé Post-Punk.com

L’éminent site d’informations Post-Punk.com a publié un article type fact-check sur les évènements rappportés cette semaine par la presse suédoise, et notamment Gaffa. Le média spécialisé donne donc un angle nouveau et alimenté de faits précisés, sur l’histoire du 12 décembre dernier telle que rapportée par les premières sources locales.
Sans tout reprendre (nous vous invitons à lire l’éclairant contenu de Post-Punk.com via le lien vers l’article inclus à la fin de ce résumé), voici certains éléments ressortant de l’article de nos confrères, assortis d’images du concert postées par le YouTuber bgrrrlie.
Photo : Stéphane Burlot (P. Murphy @ Paris – Bataclan 2018)

Concernant les bouteilles jetées :
– Contrairement à ce qui a pu être dit dans certains de ces médias, aucune bouteille en verre n’aurait été jetée. Peter a certes jeté des bouteilles mais en plastique ainsi que des gobelets en plastique contenant de la bière. Certaines des bouteilles en plastique étaient fermées, comme celle qui a frappé la joue d’un spectateur et a causé une coupure rapportée comme « mineure » par le fact-check (Post-Punk précise qu’aucune photo de la blessure au moment de l’événement n’a été prise à sa connaissance – nous ajouterons simplement, en ce dimanche 16/12/2018 à 9h45 heure FR : à notre connaissance non plus).
– La bouteille en plastique qui a touché l’individu à la joue avait été jetée en arceau par Murphy alors que le participant se tenait au bar pendant « Stigmata Martyr ». Cela a été filmé sous plusieurs angles.
– Peter Murphy a expliqué à son management avoir jeté des bouteilles d’eau pour animer la performance et faire participer davantage le public au show. Il s’est adressé par micro interposé à l’auditoire pour signaler aux gens situés au niveau du bar qu’ils devaient écouter la musique et être davantage présents au concert. À la fin du show, la foule lançait des verres de bière et des bouteilles d’eau, ce qui pour Post-Punk étaye l’affirmation de Murphy concernant ses motivations. Ce fact-check révèle en tout état de cause une situation dans laquelle le chanteur était dérangé par l’attitude d’une petite partie du public – ce qui sans excuser, peut expliquer certains gestes.

Lumière
Peter Murphy a donné un coup de pied à une lampe de scène, occasionnant un bris de verre. Cependant, aucun éclat n’a touché les spectateurs.

Son
– Murphy se serait plaint d’un phénomène de bourdonnement concernant ses retours (enceintes situées sur scène et permettant aux musiciens d’entendre le son produit). Le personnel technique live de Peter a déclaré de son côté que le son était « bon » jusqu’à la fin. Cela se reflète dans les opinions de plusieurs participants au concert que nous avons interviewés.
Complément au rapport de Post-Punk : de notre point de vue, il reste ici une zone d’incertitude. Le son des retours n’est pas le son de façade. Un son peut être bon pour l’auditoire, moins bon pour les musiciens sur scène. Sauf à ce que les musiciens témoignent eux-mêmes de problèmes rencontrés ce soir-là ou à ce que le l’équipe technique live confirme la qualité du son sur la scène elle-même, il restera peut-être difficile de préciser ces faits.
– Un reporter de Gaffa, nouveau site dont Post-Punk rappelle qu’il est souvent mentionné dans cette histoire de clash, s’est plaint de la mauvaise performance de Murphy : selon ce média, Peter faisait plus crier que chanter. Post-Punk, connaisseur, rappelle à juste titre que Murphy interprétait intégralement, ce soir-là, le premier album de Bauhaus, In The Flat Field, pendant la toute première moitié du set. Les personnes interviewées par Post-Punk témoignent de la qualité de la performance, loin de l’appréciation du reportage de Gaffa ; et le média en tire la supposition que le reporter présent sur place n’était pas forcément connaisseur du matériau sonore originel de Bauhaus.
Le média précise aussi qu’une fausse affirmation a été faite par le reporting suédois, rapportant les dires du contact presse de la salle, selon lesquels un technicien de Murphy aurait mis fin au concert. C’était en fait son tour manager, nuance pouvant avoir importance au regard du contexte.


Allez lire le reste ici, car Post-Punk le mérite.
L’article n’excuse pas forcément les faits mais aspire à ce que le public ait connaissance d’un contexte décrit de manière neutre. Il met aussi en garde, ce en quoi nous le rejoignons en substance, contre certains écrits malhonnêtes ainsi que contre la traduction parofis malaisée des sources suédoises (un passage de l’article de Post-Punk, mis en avant par la mise en page :  » ‘Glas’ in Swedish is more accurately translated as ‘cup’ depending on the context »).
Ce vrai travail permet, in fine, de prendre un recul supplémentaire sur cette soirée ayant abouti à l’éjection de Peter de la salle et une assez violente et navrante scène de « maîtrise physique » de l’artiste dans la rue par l’équipe de sécurité de la salle.

Souhaitons à Peter et ses musiciens, dont David J, une suite de tournée plus paisible, l’hommage à Bauhaus le mérite bien et les reporters d’Obsküre ayant assisté à la soirée parisienne seront les premiers à vous rappeler leur émotion personnelle face à la qualité de la performance.

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