Pere Ubu – Interview Bonus Obsküre Magazine # 23

27 Nov 14 Pere Ubu – Interview Bonus Obsküre Magazine # 23

Il serait dommage de limiter le dernier album de Pere Ubu, Carnival of Souls, à une simple interprétation du film mythique du début des années 1960. En complément à notre entretien avec David Thomas pour Obsküre # 23, réalisé quelques jours après le ciné-concert de l’Etrange Festival, voici quelques éclairages supplémentaires quant à cette très belle œuvre. Nous avons aussi profité pour aborder d’autres sujets, comme son aversion pour les chanteurs-compositeurs, l’importance de la télévision dans les années 60, les enregistrements de Vachel Lindsay, Lenny Bruce et Robert Kidney, le journalisme contemporain ou encore la bande originale de Blade Runner.

Obsküre Mag : Comment as-tu découvert Carnival of Souls et qu’est-ce qui t’a plu en particulier dans ce film?
David Thomas : Il faisait partie des films de monstres qui passaient le vendredi soir à la télé dans les années 60. J’étais encore un gamin et je trouvais ça cool. Quand tu es gosse il est difficile d’avoir un raisonnement intellectuel pour expliquer pourquoi tu apprécies quelque chose. Il y avait un présentateur qui se nommait Ghoulardi, son show était anarchique, avec des feux d’artifice. Il parlait bizarrement et faisait des choses étranges. Il était un peu rebelle et méchant et cela en faisait une bonne émission. Les parents n’aimaient pas que tu regardes de stupides films de monstres à la télévision avec cet animateur.

Faisais-tu partie des enfants et des adolescents qui allaient souvent au drive-in?
Non, mais je sais que quand j’étais très très jeune, mon père était enseignant et il avait un boulot d’été où il s’occupait d’un drive-in. Je me souviens juste de cela mais je ne me souviens pas des films qui y étaient diffusés. Je me souviens juste des scorpions qui rôdaient sur le parking. C’était à Miami. Ma culture venait plus de la télévision.

Comme on a pu le voir vendredi lors du ciné-concert de l’Etrange Festival, tu as pris certaines libertés avec le film. A un moment même vous arrêtez le film puis vous y ajoutez des textes. Comment l’écriture a-t-elle évolué de ce soundtrack jusqu’à cet album ?
Par le passé, nous avions fait des soundtracks sur lesquels nous avions bien plus improvisé. Pour Carnival of Souls l’année dernière, je voulais faire une composition. L’improvisation me semblait trop facile et cela n’était plus satisfaisant. Nous avons amené le film vers des compositions qui pourraient faire sens. Nous avons travaillé sur des idées. Quand on fait une musique de film, le film commence et il continue. C’est une forme linéaire et j’ai aimé travailler en ce sens là. Les structures ont été basées sur le fait de pouvoir s’intégrer au time frame de quelque chose qui est en dehors de nous. Nous avons donc développé des chansons à partir de cela. La structure n’a pas tellement changé si tu compares aux chansons que l’on trouve sur le disque. Si tu les remets dans le contexte du film, elles s’accordent assez fidèlement, même avec les petits événements. Nous avons pris ces idées sur la route l’année dernière pour la tournée « Visions of the Moon ». Nous avons fait un premier concert à Troyes pour un Special Living Room Concert. Puis durant la tournée cela s’est développé car nous n’arrêtons jamais de travailler sur les choses. Dans le concert que tu as vu vendredi, il y avait encore des idées nouvelles. C’est une démarche qui se développe organiquement.

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Même si Pere Ubu s’inspire beaucoup des mythologies américaines, vous êtes vous mêmes devenus un mythe avec une histoire de quarante ans, et tous les groupes que vous avez inspirés.
Je suis toujours conscient de ce vers quoi je me dirige et il y a toujours beaucoup de travail. Cela doit être unique dans le monde de la musique rock mais je travaille sur le long terme. Un groupe qui s’engage dans des démarches artistiques qui prennent des décennies. La pop music en général tu as deux ou trois ans, puis c’est fini. Tu fais le max d’argent dans ce laps de temps car ensuite ce sera fini. Peu durent plus longtemps que cela. D’un autre côté, tu as nous qui faisons des plans sur dix ans. Et cela fait quarante ans que ça dure. Je dois ajouter que nous avons toujours été sérieux. Nous avons pu faire une chanson il y a vingt ans en arrière où un personnage regarde par la fenêtre et voit ce qui se passe. Cinq ans plus tard, nous pouvons revenir sur cette histoire et en raconter la suite immédiate. On se rend compte qu’il se passe quelque chose dans la chambre, on change le point de vue, etc.

Est-ce que la tradition orale, le storytelleing a été important dans ton éducation?
Je pense que j’ai été très influencé par un poète américain du début du XXe siècle qui se nomme Vachel Lindsay, il était très populaire dans les années 1910. Il avait un public de 10 000 personnes. C’est vraiment beaucoup de gens pour aller voir un poète. Aujourd’hui, ce serait scandaleux. Il lisait sa poésie comme personne, c’était unique, très dramatique. Mon père avait un disque qui avait été enregistré juste avant sa mort en 1931, et je l’écoutais beaucoup. Cela me touchait et cela fait partie des choses de mon passé qui se rapprochent du storytelling. Mon père avait aussi des albums de Lenny Bruce que j’écoutais beaucoup. C’est une autre forme de storytelling. La musique pop ou rock a un format très limité, c’est trois minutes en général. Je n’ai jamais été intéressé par les chansons qui font « Baby Baby I miss you », j’ai toujours pensé qu’une chanson devait raconter une histoire. Et une histoire dans laquelle le narrateur n’apparaît pas. Je ne m’intéresse pas au sentiment, à un amant pas sympa ou une copine pas gentille, je m’en moque. Je veux entendre une histoire, je ne veux pas que tu me parles de ta vie ou de ton enfoiré de chat. Les meilleures histoires sont celles dans lesquelles le narrateur n’est pas inclus. C’est le problème des chanteurs-compositeurs. Les gens mentent sur eux mêmes. Ils embellissent les choses. Et même s’ils font des choses sur un style confessionnel, à propos de leurs mauvaises actions, ils font toujours en sorte qu’ils s’en sortent bien, dramatique ou tourmenté. J’ai dû écrire plus de trois cent chansons et je pense qu’il n’y en a que deux qui soient autobiographiques. Je n’écris pas sur moi même, sur les choses que je ressens. J’écris sur les choses que je vois et j’y pense.

Quels étaient les morceaux autobiographiques?
Un se nomme « Story of my life » et un autre qui se nomme « Bicycle » qui est sur un album solo. Il pourrait y en avoir un troisième mais cela ne me revient pas.

C’est vrai que dans la pop, on utilise beaucoup le Je, même si c’est un mensonge.
J’utilise le Je énormément mais je ne parle pas de moi même. Il n’y a rien de mal avec le Je, c’est un outil littéraire très utile. Mais ce n’est qu’une illusion. Dans la musique rock en particulier, car en utilisant la première personne, tu ne parles pas de toi même. Préserve moi de tous ces chanteurs compositeurs. Mon cœur tremble dès que je vois un gars avec sa guitare sur scène, je supplie : « s’il te plait ne me fais pas ça ».

Sur la chanson « Bus Station », tu utilises le Je, mais tu reprends des titres de fameuses chansons folk, blues ou country : « I walk the Line », « I put a spell on you ». Etait-ce pour leur rendre hommage?
Non, pas du tout. Pere Ubu est profondément ancré dans la musique populaire. Nous connaissons très intimement l’histoire de la musique rock. Cette tradition est très importante pour nous. C’est la tradition folk américaine et tout ce qui a précédé et qui s’est mêlé à cette tradition. Pere Ubu cite souvent ou implique d’autres chansons pop. Nous avons toujours fait cela. « Final Solution », une de nos toutes premières chansons, était une réécriture de « Summertime Blues », la version de Blue Cheer. Nous faisons cela pour une raison. Nous avons un format d’environ trois minutes et nous voulons en dire le plus possible sur l’histoire. Cela veut dire approcher la musique, les paroles de façon à intégrer le plus d’informations que possible. Dans « Bus Station », par exemple, quand je cite ces deux phrases, il faut savoir que dès que tu vois une citation chez Pere Ubu il y a une mise en relief de cette idée. Il faut immédiatement se demander pourquoi ont-ils mis cette idée en avant? L’idée en citant Screamin’ Jay Hawkins, « I put a spell on you because you’re mine » est d’en retourner le sens. Ce n’est pas le sort qui fait que la fille t’appartient, c’est parce que la fille t’appartient qu’il y a maléfice porté sur elle. Même chose pour « I walk the Line ». Souvent d’ailleurs, s’il y a une femme dans une chanson, la chanson ne parle pas d’une femme, la femme remplace toujours une idée. Très peu de mes morceaux parlent d’hommes ou de femmes même s’ils sont mentionnés. Ce sont les idées qui priment. La causalité est inversée, c’est ce qui se passe aussi avec « I walk the Line ». C’est une technique qu’on a développée car j’essaie de raconter des histoires complexes en trois minutes. Les êtres humains pensent à des choses complexes. Personne ne réfléchit à « Baby Baby I miss you so much ». Les êtres humains ne peuvent réfléchir d’une façon si simpliste. Il y a toujours des centaines de choses qui se bousculent. Le carrelage de la cuisine est sale. L’épicerie ferme dans cinq minutes et il n’y a plus de lait. Qui va s’en charger? Tout cela se passe dans la tête du personnage avant même que la porte soit fermée. Tout se bouscule et l’expérience humaine est complexe. La musique pop et rock devraient parler de cela et non pas de simplicités stupides. Là encore ils pensent que je suis bizarre.

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Et si quelqu’un te dit que tu es un chanteur blues, tu réagis comment?
J’ai fait un concert avec MC5 et le Sun Ra Orchestra. J’ai fait deux morceaux avec l’orchestre et après le concert les gars sont venus me voir et m’ont dit que j’étais un chanteur blues. Je pense qu’on ne peut pas trouver meilleur compliment que les membres du Sun Ra Orchestra qui te disent que tu es un vrai chanteur blues. Je prends ça pour un honneur. Je ne chante pas dans l’idiome du blues mais je pense comprendre cette musique, probablement plus que certains bluesmen blancs.

As tu des chanteurs blues favoris?
Mon préféré est Robert Kidney dans un groupe nommé 15 60 75. Sinon, j’aime beaucoup Howlin’ Wolf mais il y en a beaucoup de bons, c’est difficile de dire celui ci est mon préféré. Je comprends le blues, j’apprécie les débuts, les pionniers, mais je ne suis pas obsédé par cela. Bo Diddley ne chante pas vraiment du blues mais j’adore ce qu’il fait. C’est un maître.

J’ai lu qu’apparemment le motif du singe c’est venu du manager d’équipe de foot, Roy Hodgson?
Cela ne vient pas de là. C’est que le manager de l’équipe de foot a utilisé cette expression « feed the monkey » et il a eu beaucoup de problèmes pour cela car les gens ont cru à du racisme mais il racontait une histoire autour d’un singe. Les gens pensaient qu’ils s’en référaient aux Noirs et il a répondu, « vous qui pensez ça, vous êtes fous ». Écoutez ce que je dis. Nous en avons parlé durant la tournée et c’est devenu une expression au sein du groupe « Don’t feed the monkey » ou « Will you feed the monkey? ». Cela a suggéré de nouvelles choses et ainsi de suite. Ce n’est pas une inspiration, c’est juste une expression que nous avons adaptée et nous lui avons donnée un sens.

La pièce « Brother Ray » est présentée comme une prequel du Jour du fléau de Nathanael West. D’où cette idée est venue?
Je n’avais pas l’idée d’écrire un prequel au départ. Je pensais juste à Day of the Locust et ce qui avait pu se passer avant. Deux ou trois chansons en sont sorties. Mais c’est juste plus tard que j’ai réalisé que c’était un prequel. En général je ne parle pas du sens des chansons et je ne dis pas que cette idée est liée à telle autre. Je parle de tout le reste mais pas de cela, désolé. Parfois j’ajoute des informations de ce type car pour moi il est utile de mettre le plus de données possibles dans la chanson pour comprendre de quoi elle traite. Puis ce n’est pas comme si tout le monde avait vu le film ou lit le livre. Les deux sont fantastiques mais pas extrêmement populaires. Je crois que c’est un des rares films qui arrivent à communiquer la richesse du livre. En général, il y a une déconnexion.

Tu as aussi dit que cet album c’était ton approche du prog rock.
Nous sommes très ancré dans toutes les traditions de la musique rock. Je pense que le prog rock est une forme européenne de musique, essentiellement anglaise, française et allemande. Tu as Magma, Neu!, Soft Machine, Henry Cow, Van Der Graaf, etc. Mais le prog rock ce n’est pas du rock, cela n’a rien à voir avec les traditions rock américaines. C’est une musique d’Europe de l’Ouest. J’ai écouté beaucoup Van Der Graaf avant de commencer à travailler sur l’album. Je me suis intéressé à la façon dont ces groupes prog approchaient les mêmes idées que nous traitions. Pour moi, ce sont toujours les mêmes idées, quelque soit la musique ou la forme artistique. Les êtres humains sont les mêmes aujourd’hui qu’il y a 5 000 ans. Il n’y a rien de nouveau quant aux espoirs et aux peurs que nous avons. J’aime voir comment les autres abordent ces mêmes idées et les méthodes qu’ils utilisent. C’est ce qu’on pourrait appeler une influence ou un hommage au prog rock. Ce n’est pas strictement musical mais plus lié à des idées similaires et je les ai adaptées à la façon dont Pere Ubu aborde les choses. Musicalement il n’y a vraiment aucun point commun. Pere Ubu est un groupe rock groovy du Midwest. Quand nous avons un riff, nous n’aimons pas le changer. Notre point de vue à ce niveau là est totalement différent.

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Je voulais revenir sur le thème de l’errance dans le film et je me demandais si pour toi la créativité, c’est une forme d’errance, de découverte ou est-ce que tu préfères qu’il y ait plus de contrôle et de discipline?
Non, Pere Ubu c’est de l’errance , de la découverte. Il y a cette notion absurde comme quoi je serais une sorte de personne qui veut tout contrôler mais non, le groupe est structuré et il l’est dès le départ, donc personne ne suit sa propre trajectoire. Des choses inconnues se passent en permanence, même si elles ne sont pas vraiment accidentelles. J’ai une idée de ce vers quoi la chanson va évoluer, le guitariste a une idée compatible mais il a des points de vue légèrement différents sur le développement et les émotions que cela implique. Donc tout le monde arrive avec des idées compatibles mais qui ne sont pas similaires. Ce qu’il se passe à la fin, et cela m’arrive quand je réécoute des chansons de Pere Ubu deux ou trois ans après, je suis surpris du résultat. C’est ce qu’il se passe quand tu as cinq ou six individus qui apportent chacun leur point de vue à une idée. Du coup, je redécouvre ces lignes dans le fond, et je me dis « hey ces gars sont vraiment bons ! » C’est si bien senti. Je mixe le son de Pere Ubu de façon à ce que ce genre de choses se produisent. Souvent, tu peux avoir une ligne de synthé qui est mixée très en arrière et j’écoute ce son presque inaudible et pour moi c’est l’attrait principal du morceau. Il y a toujours quelque chose à découvrir chez Pere Ubu, c’est pourquoi nous le faisons de cette façon précisément. C’est notre méthode. C’est une découverte permanente. Et cela n’a pas vraiment de fin. Des chansons d’il y a quarante ans que je connais aussi bien que n’importe qui et aujourd’hui encore si je réécoute, je vais découvrir des choses et me dire : « waow j’avais jamais vu ça avant! ».

La clarinette sur cet album devient de plus en plus importante, même si elle était déjà présente sur un morceau comme « Mandy » sur Lady from Shanghai. C’est un instrument avec lequel tu comptes beaucoup travailler dans les projets à venir?
Oui, mais ce n’est pas en raison de l’instrument mais de la personne qui le joue. S’il avait joué du bugle, nous aurions du bugle. J’aime la clarinette dans ce contexte mais je ne l’ai pas choisie. J’ai choisi Darryl que j’ai vu jouer de la clarinette dans un groupe de dixieland. Il aime la musique du Dixie. Les gens ne le ressentent pas mais il y a une connexion entre Pere et ce jazz de la Nouvelle-Orléans. J’aime aussi ce mélange d’acoustique et d’électronique analogique et digitale et trouver cet endroit où tout cela peut se combiner dans un son plus grand que les sommes de ses parties. Je voulais que dans cet album tout ne sonne que comme un seul instrument, comme un seul synthétiseur. Ce ne serait plus les percussions, la basse, la guitare, les synthés et la clarinette, cela deviendrait autre chose qui n’a pas encore été inventé en termes d’instrument. Quelque chose du futur et c’est sûrement une direction que je vais suivre. La clarinette en fera-t-elle partie? Je ne sais pas. Probablement. Mais cela reste plus lié à la personne qu’à l’instrument, comme je le disais.

As-tu des bandes originales de films que tu aimes en particulier?
D’abord, les musiques de films ne sont pas faites pour que l’on s’en souvienne. elles doivent servir le film. Un de mes films préférés est Blade Runner. Je l’ai encore revu l’autre jour peut être pour la quinzième fois et la musique qu’a faite Vangelis est vraiment réussie. Cela sert vraiment le film. On pourrait mentionner Ennio Morricone mais cela ne sert à rien de le citer car tout le monde sait qu’il est génial. Rien ne me vient à l’esprit et rien ne doit.

As-tu déjà des idées de ce que tu vas faire après cet album?
Il y a deux choses, un projet sur le long terme, cela implique de préparer les musiciens et le terrain. Puis il y a une approche conceptuelle sur ceux que seront les idées du prochain album. J’ai eu quelques idées sur la forme que cela va prendre mais c’est encore trop tôt. Je peux le visualiser mais le développement est toujours un mystère. Car ton idée évolue, comme pour Carnival of Souls. Les idées partent dans une direction dont tu n’avais pas conscience. C’est notre méthode, un processus de découverte. Il y a les choses que l’on veut faire et il y a les choses que l’on découvre. Christophe Colomb voulait atteindre la Chine mais il a découvert l’Amérique. C’est comme cela que ça fonctionne.

Merci David, et je dois te dire que j’adore quand tu parodies le journalisme dans Cogs, le livre qui accompagne le disque.
Le journalisme est vraiment hilarant aujourd’hui. Ce n’est pas quelque chose qu’il faut prendre personnellement car tu amènes les choses vers un niveau plus élevé que ce qui se passe en général dans les interviews. J’ai été souvent très embarrassé. Il y a de bonnes choses qui sont publiées sur les blogs et par les gens qui ne sont pas des journalistes professionnels. Ils le font juste par passion, mais le reste du journalisme c’est de la merde. Tu lis une chronique. Tu vois que le journaliste a aimé l’album, mais tu te dis c’est quoi cette merde, je ne veux pas que ce journaliste aime l’album. D’abord, je m’en moque. Mais c’est un problème personnel!

Pere Ubu - Carnival of Souls_hi

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