Paradise Lost – Le Trabendo – Paris (09/11/2015) (reportage)

24 Nov 15 Paradise Lost – Le Trabendo – Paris (09/11/2015) (reportage)

Le retour de flamme

La passion pour les hommes de Halifax en Grande-Bretagne, précurseurs d’un métal gothique tant imité mais rarement égalé s’était un peu estompée nous concernant, principalement pour l’activité live. On continuait néanmoins à suivre avec un intérêt réel la matière discographique, livrée à une cadence métronomique, le dernier album en date The Plague Within paru en juin 2015 étant le quatorzième du combo (tout de même !).
Et puis l’annonce est faite d’un passage à Paris, belle occasion de renouer le contact physique avec le groupe.

Les expériences live passées, assez nuancées pour ne pas dire largement mitigées avaient pu révéler des aspects de Paradise Lost les plus divers, certains fort peu flatteurs. Pour être plus précis, c’est souvent l’attitude de son glorieux leader qui faisait déplacer le curseur relatif à la qualité du show de très bon à fort médiocre.
C’est donc l’humeur de Nick Holmes que nous scrutons avant toute chose, c’est peu dire.

Le show débute par une intro d’une grandiloquence toute cinématographique, accompagnée d’un sérieux dispositif de lumières. Dès les première notes, le chanteur à la dégaine de « hipster » (pour de plus amples explications, se référer à l’interview de Paradise Lost dans Obsküre Magazine #25 dans laquelle Nick Holmes lève le voile sur cette soudaine pousse pileuse) harangue le public et l’invite à se manifester. Tiens donc, Monsieur Holmes n’a pas l’air boudeur ce soir, tant mieux pour nous.

Le live ayant pour objectif de mettre en avant le dernier album en date, le groupe misera sur la présentation de celui-ci en jouant sept nouveaux titres. Nick Holmes confirme que la setlist sera articulée autour du dernier album, précisant au passage « qu’il s’agit d’un bon album et que si les gens ne l’aiment pas, c’est bien dommage parce que… c’est un bon album ».
Soyons clairs : il s’agit d’une excellente idée. Le potentiel que l’on ressentait à l’écoute des nouveaux titres prend toute sa valeur en live. Bénéficiant de structures limpides, les morceaux deviennent évidents, sonnant déjà comme des classiques. Le chant raisonnablement growl mais qui sied plutôt bien à Nick Holmes est un atout de puissance, les parties claires n’ayant jamais été son fort.

« Erased » :
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Le charismatique guitariste gaucher et principal compositeur Gregor Mackintosh impose une forte présence physique. Le second guitariste, Aaron Aedy toujours heureux de jouer, s’époumone et gesticule comme un adolescent bodybuildé, faisant preuve d’une générosité implacable. La section rythmique est quant à elle très solide.
Nick Holmes, aura tout au long du concert fait preuve d’un humour noir tout personnel. Il aura présenté le groupe de la façon suivante : « Nous sommes Paradise Lost, groupe de métal venant de Suède » (sic). Au moment du grand classique « As I Die », il précisera au public que ce titre « parle de la mort mais de pleins d’autres choses aussi, comme par exemple… la mort. »

« Return to the Sun » :
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Côté musique, les anciens titres, pêchés dans quasiment chaque album (Host et Believe in Nothing restant cependant aux abonnés absents) maintiennent l’ambiance à un haut degré d’implication de la part du public et Nick Holmes, positivement influencé par la lune noire, le lui rend bien, son enthousiasme, allant jusqu’à proposer de sauter dans le public pour le titre « Flesh From Bone », le plus rapide du dernier album… Humour toujours ou plus probablement saine précaution, le saut de l’ange ne se fera pas, justifié par un propos sur son âge teinté d’auto-dérision.

« Flesh from Bone » :
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Le public semble ravi et chacun y a trouvé son compte. 2015 est un cru fort respectable pour Paradise Lost, autant sur scène que sur disque. Une synthèse réussie qui devrait donner envie à ceux n’ayant pas écouté The Plague Within de s’y mettre sans tarder.

paradise-lost_trabendo-2015

Setlist

No Hope in Sight
Widow
The Painless
Terminal
Erased
Praise lamented Shade
Victim of the Past
Enchantment
Flesh from Bone
Beneath broken Earth
As I die
Requiem

Rappels
Return to the Sun
Faith divides us – Death unites us
An Eternity of Lies
Say just Words

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