Norscq – Interview bonus Obsküre Magazine #11

12 Sep 12 Norscq – Interview bonus Obsküre Magazine #11

En complément de l’interview parue dans Obskure Mag #12, Norscq nous livre ici quelques informations complémentaires et nous vous proposons une liste de références complémentaire pour illustrer le propos.

 

 

De manière plus large, tu embrasses une multitude d’activités artistiques, depuis le cinéma, la photographie jusqu’à la musique. Comment ces domaines se nourrissent-ils et s’enrichissent-ils réciproquement pour toi ? Et comment le fait de travailler avec des d’autres « corps de métier » et cultures a-t-il modifié ta vision ?

La photographie est une discipline que je pratique pour mon plaisir exclusivement personnel et que j’apprécie de plus en plus. J’y retrouve beaucoup de paramètres communs avec la musique et plus particulièrement avec son aspect sonique, composition, cadre, lumière, profondeur ou encore mise en relief. Elles ont chacune une très forte puissance évocatrice.
Je ne pratique pas le développement ni le tirage mais si j’en avais le temps, je crois que j’adorerais le faire.
La photographie est la capture d’un instant donné alors que la musique se joue du temps. Dans le travail de laboratoire qu’est le studio d’enregistrement, l’étape du mixage revient à fixer une image également arrêtée de la composition à un instant donné.

Le cinéma, me fascine et me fascinera toujours. Je trouve que c’est la discipline la plus complète mais la plus difficile également, où il est très facile de se faire piéger et de se perdre, tant elle fait appel à une connaissance / maîtrise de tous les corps de métiers dont elle a besoin pour exister. Je n’ai côtoyé le cinéma que par de petites portes, réalisation d’images vidéos ou participation à des court-métrages en tant qu’acteur. Là où je m’en suis approché le plus est dans le court-métrage musical, réalisé par Véronique Ruggia, qui a accompagné la sortie de mon dernier album, Gelatinosa Substancia. Nous avions une vraie équipe et structure de tournage, et j’ai retrouvé là l’immersion dans un chantier où tout va vite et peut s’échapper à n’importe quel moment. C’est une situation très similaire aux longues séances de studio ou encore aux résidences de création de spectacle mais avec des champs de compétences bien plus vastes. Il faut être sur le qui-vive en permanence, sur l’instant, sans perdre de vue la globalité, c’est très complexe mais passionnant.
J’aimerais beaucoup composer de la musique ou du son pour du cinéma mais ça ne s’est jamais présenté vraiment, j’espère que cela se fera un jour !

 

Image de prévisualisation YouTube


En regardant vers le passé, quelle serait la production dont tu es le plus fier ou qui fut la plus marquante ? Et pour quelles raisons ? 

Je crois que la production la plus marquante est celle du dernier album de The Grief, « Daedalus ».
Un jour, quelqu’un m’a montré des images vidéos qu’il avait tournées dans des grottes situées dans les falaises de calcaire du bord de Seine entre Rouen et Le Havre. On ne voyait pas grand chose à l’image et je me suis plutôt concentré sur l’ambiance capturée par le micro de la caméra. J’ai tout de suite été fasciné et immédiatement l’idée m’est venue d’aller enregistrer notre prochain album en live dans ces grottes. Le groupe touchait à sa fin, on le sentait à défaut de le savoir, alors je me suis dit que de lancer tout le monde dans une telle aventure nous redonnerait un coup de fouet. Ça a été le cas le temps de la chose mais cela n’a pas été suffisant malheureusement pour que le groupe perdure. S’immerger dans ces grottes pendant plusieurs jours avec l’aide précieuse et talentueuse de Ken Thomas aura été une expérience incomparable. Nous avons amené des kilos de matériel, installé une régie à l’arrière d’un van, le tout alimenté électriquement par des groupes électrogènes. Les câbles plongeaient dans la gueule de la grotte comme pour nous empêcher d’être entièrement avalés dans les entrailles de la Terre !!

Celle qui, par incidence, m’a procuré une grande fierté est celle du premier album de Colder.
Non pas que la production en elle-même fût particulièrement passionnante, loin de là, mais après coup, voir que « Shiny Star » était ‘single of the week’ dans le NME était vraiment … je ne sais même pas comment le dire :)) J’ai été élevé au son des productions anglaises et je me suis nourri des NME, Melody Maker, etc. alors, que le ‘single of the week’ du NME, ne serait-ce que durant une seule semaine, sorte de chez moi … wow !!

Dans le même registre, être devenu l’ingénieur du son attitré des Young Marble Giants en concert, depuis plus de 3 ans maintenant, me procure une émotion également indescriptible. Je me souviens avoir acheté « Colossal Youth », leur unique album, à sa sortie en 1980 au magasin Discontact à Rennes et depuis, leur musique ne m’a jamais vraiment quittée en plus de 30 ans, grand merci à mon amie Marie-Pierre Bonniol et à l’équipe de Disco-Babel de m’avoir fait ce magnifique cadeau !!

Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube

 

Image de prévisualisation YouTube

 

REFERENCES :

www.norscq.org

www.myspace.com/norscq  

A LIRE :

Lire l’interview de Norscq de Mai 2009 sur Obskure.com : http://goo.gl/oP7I2

Be Sociable, Share!

Nikö Pingnelain

Co-Fondateur Obskure.com et ObskureMag Webmaster