Nitrogods : interview de Henny Wolter

22 Mar 12 Nitrogods : interview de Henny Wolter

 


 Quand Henny Wolter rencontre Klaus Sperling, cela donne un sacré bon album à la mode heavy rock n’roll… un brin garage, un peu huileux mais ô combien efficace !!! Nitrogods, le pendant alllemand de la bande à Lemmy, n’a pas fini de faire parler de lui… et pour commencer, la parole est à Henny Wolter.

 

Obsküre Magazine: Comment avez eu l’idée de créer ce nouveau groupe à l’esprit résolument old school ?
 Henny Wolter: Cela faisait des années que je rêvais de créer mon propre groupe afin de jouer du bon vieux heavy rock n’roll. C’est définitivement le style de musique que j’aime le plus et m’a le plus inspiré. Le moment choisi est le bon et les personnes qui forment le groupe sont les personnes idéales. Nous sommes une bande de potes qui nous connaissons depuis longtemps. Nous jouions déjà pour le plaisir depuis quelques années dans des rassemblements de bikers et autres évènementiels. Nous avons simplement donné un nom au groupe Nitrogods fortement inspiré de ces rassemblements.

J’imagine que tu as rencontré Klaus au sein de Primal Fear ?
Oui, effectivement. J’ai rencontré Klaus lors de mon premier passage au sein de Primal Fear. C’était un des membres fondateurs du groupe à l’époque. J’ai rejoint le groupe en 2000 pour l’album Nuclear Fire. C’était d’ailleurs mon meilleur ami au sein du groupe.

Quels souvenirs gardes tu de ton travail au sein de Primal Fear ?
De bons et de mauvais. Nous avons passés de super moments au début en tournée et nous avons créé de très bons titres durant cette époque. Puis les choses ont changé et le temps fut venu pour moi de quitter ce navire.

Peux tu nous présenter votre chanteur/ bassiste, sorte d’incarnation du rock n’ roll ?
Oimel est vraiment un personnage. La première fois que je l’ai vu chanter, je me suis immédiatement dit que c’était l’homme qu’il nous fallait pour Nitrogods. C’est le chanteur parfait pour notre style de rock n’roll sale et minimaliste. Il jouait jusque là dans des groupes de oï-punk. Il ajoute une saveur étrange à la musique de Nitrogods.

Penses tu qu’aujourd’hui ce style de musique puisse encore connaître le succès au sein de la scène heavy ? Le public est-il encore ouvert au rock primaire et puissant ?
Je comprends que pas mal de gens n’apprécient pas le fait que tous les albums de metal ou rock moderne sonnent tous exactement pareil. C’est dû à toute la technologie actuelle, les samples de batterie, tous les programmes automatiques de correction de la voix, de la batterie… que tout le monde utilise car ils facilitent drôlement la vie. Klaus et moi écoutions un live de Status Quo récemment en voiture et nous étions tous les deux du même avis, cela sonnait bien mieux que toutes les productions actuelles. Nous avons donc décidé d’enregistrer dans le même esprit, sans sample, ni filtre correctif ni compression du son durant le mastering.

Lors de ma première écoute de votre album, je me suis dis que c’était peut être meilleur que les derniers Motörhead. Lemmy ne peut être qu’une de vos influences, pas vrai ?
Bien sûr, nous sommes tous des fans de Motörhead. J’ai personnellement un faible pour la période de Fast Eddy Clarke et Philty Taylor, période durant laquelle sont sortis mes albums favoris. On aime le rock simple et authentique avec une bonne dose de blues. Nos principales influences sont Motörhead, Rose Tattoo, ZZ Top et Status Quo.

Musicalement, vos compositions sont très variées avec quelques très bons solos de guitares et la production sied parfaitement à votre style. Où avez vous enregistré cet album? C’est une production maison ?
Non, il a été enregistré, produit et mixé par mes soins et Helge Engelke, le guitariste de Fair Warning. Nous avons enregistré au Staccato Studio à Hanovre où de très vieux albums de Scorpions furent faits aussi. Cela nous a pris beaucoup de temps pour trouver le vieux matériel qui nous donnerait le son dont on rêvait. La plupart des guitares sont de vieilles Gretsch et Les Pauls branchées directement sur un vieux Vox AC30 de 1966.

En regardant les photos promo prises pour la sortie de l’album, vous semblez beaucoup vous amuser au sein de Nitrogods… Est-ce le but principal, prendre du plaisir ?
C’est en effet l’un des buts de Nitrogods, prendre du plaisir avec de vrais amis. Pas de musicien mercenaire payé. L’autre but étant de jouer exactement la musique qu’on aime le plus.

Nitrogods est-il un vrai groupe de scène ou votre expérience se résume-t- elle essentiellement à cette aventure studio ?
Une chose essentielle, nous sommes un vrai groupe. Nous avons démarré en jouant dans des petits clubs et des rassemblements de bikers, nous le faisons encore et avons bien l’intention de continuer.

Peux-tu m’en dire un peu plus au sujet du titre « Whiskey Wonderland » où intervient le légendaire chanteur de Nazareth, Dan McCafferty ?
J’ai connu Dan quand j’ai participé à l’aventure et la tournée Rock meets Classic en 2010, où j’étais le guitariste à avoir l’honneur d’entourer les légendes que sont Dan, Lou Gramm et bobby Kimball. Pour moi, Dan est tout simplement l’un des meilleurs chanteurs de toute l’histoire du rock, et j’en ai profité pour lui demander s’il accepterait de chanter sur l’un des titres de mon nouveau groupe. Il m’a dit pas de problème, à condition qu’il aime le titre. Je lui ai envoyé les bandes, il a aimé puis débarqué à Hanovre pour enregistrer de superbes lignes vocales. Le titre sied à merveille à sa voix. « Whiskey Wonderland » est d’ailleurs l’un de mes titres préféré de l’album.

Comment as- tu trouvé le dernier Nazareth ? l’un des meilleurs albums de 2011 à mon avis…
Tu parles de « Big Dog’s » ? C’est un excellent album. Dan est un dieu. Mon titre favori est « When Jesus comes to save the World again ».

Eddie Clark apparait aussi sur l’album, encore un sacré guest…
Une légende de la guitare. C’est durant ses années au sein de Motörhead que furent enregistrés les meilleurs albums du groupe, sans doute pas un hasard. Eddie a joué avec Klaus et Oimel pour quelques concerts de charité. Oimel lui a donc demandé de jouer sur l’album. il a spontanément accepté et nous a donné un superbe solo wah wah pour « Wasted in Berlin ». Cela sonne tellement proche de « Bombers » que cela m’en fiche des palpitements.

Klaus joue également au sein de Freedom Call qui sort un album en même temps que le vôtre, une tournée va peut-être être difficile à organiser non?
Nous partageons le même tour manager que Freedom Call. On est donc sur qu’il n’y aura pas de soucis de ce côté 🙂

Vous avez enregistré un vidéoclip, est-ce nécessaire aujourd’hui pour promouvoir efficacement un album ? Le coût de revient est-il moins élevé que par le passé au vue de la technologie numérique actuelle ?
Cela dépend du travail que tu accomplis dessus et des personnes avec lesquelles tu le fais. Tu peux avoir un clip pourri qui coûtera très cher.  Mais tu peux aussi trouver des personnes qui savent travailler et donner un résultat inespéré pour un petit budget. Vu que nous ne sommes pas riches et célèbres, nous privilégions la seconde option.

Pour finir, peut-on espérer vous voir bientôt jouer en France?
Nous adorerions faire une tournée en France. Elle est en train de prendre forme, donc restez à l’écoute !
Merci beaucoup ! Kick Ass !

 

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