Neon Electronics – Interview bonus

20 Avr 15 Neon Electronics – Interview bonus

Au moment où The Neon Judgement est définitivement arrêté, Dirk Da Davo sort sur Unknown Pleasures Records un disque rafraîchissant. Sonorités modernes et vieilles pulsions morbides et sombres, le chanteur compositeur s’est associé à Radical G, après avoir travaillé avec The Hacker et David Carretta : un tabassage qui n’oublie pas de traîner à l’heure où les autres sont rentrés chez eux. Noirceur du bitume.

Sylvaïn Nicolino : Que t’apporte Unknown Pleasures Records en plus de ton propre label DanceDelic-D ?
Dirk Da Davo : Je sens un état d’esprit similaire au mieux, une connivence quand je lis les manifestes et points de vue développés sur le site de Pedro et sur le mien, dancedelicd.com. Je pense qu’on partage la même idée, sortir une musique rapide et outrageante. Je pense que les petits labels devraient s’unir davantage encore pour délivrer des messages communs, des attitudes ; ce serait plus efficace pour peser contre les compagnies de disques multinationales.

« Empire » est un titre très boogy-synthétique. Est-ce que tu perçois ton chant comme une incarnation de personnages ?
C’est une chanson de vampire, alors Glenn (Radical G) et moi nous avons essayé de nous plonger dans l’atmosphère en buvant du sang, et après j’étais bien dans l’ambiance pour donner une bonne performance (rires).

« Wicked » joue du sample sauce hip-hop sur son intro. Placer une intro astucieuse, vous ne l’avez pas systématisé. Pourquoi sur ce titre-là précisément ?
Pour « Wicked », nous cherchions un son de batterie moins connoté rock et soudain c’est celui que tu entends qui s’est imposé. Ce n’était pas notre but de sonner hip-hop, c’est arrivé sur cette variation et ça nous a satisfaits.

Pour la composition, êtes-vous parti de lignes de basse ? « Road to Freedom » sonne très analogique dans sa composition. Il y a ensuite ces nappes ajoutées : comment avez-vous travaillé ? En échangeant des fichiers ou de façon plus live, tous les deux dans le même espace ?
Exact, pour « Road To Freedom », nous étions ensemble en studio et j’ai utilisé une basse bien classique (et sur d’autres titres aussi) ; nous avons aussi fait des tentatives avec des riffs joués à la guitare, etc. Pour ce titre, nous n’avons rien échangé par fichiers, la plupart du temps, nous avons travaillé tous les deux en studio.

« Over and over » est très sinistre, aussi bien dans ses paroles que dans la retenue de sa mélodie. « Interlude » est un classique instantané et nostalgique. Que reste-t-il en toi de ce qu’on a nommé la coldwave ?
Glenn et moi, nous partageons un regard très dystopique sur le monde. Bien évidemment, j’ai mon passé et ses influences et ça, on ne me l’enlèvera pas ; par contre, c’est intéressant de combiner cet état avec les nouvelles technologies musicales.

Qui a choisi les artistes pour remixer les titres ?
Les remix de Vadim SVD et de Rawtary, je les ai choisis alors que nous bossions sur un projet pour le label anglais Bass Agenda Recordings. Nous faisions à ce moment une nouvelle version de « « Games Of Love » un vieux titre de Neon Judgement de la fin des années 80 [ndlr : présent sur Blood and Thunder, paru en 1989] pour une compilation de B.A.R et après que j’ai reçu ma copie de la compilation, j’ai immédiatement placé une option sur Vadim SVD et Rawtary. Bass Agenda Records est aussi un label jeune et innovant. Un peu après, Unknown Pleasures nous a proposé le remix pour « Cero » et on a aimé ce qu’en avait fait Adan & Ilse, donc on l’a gardé pour le disque.

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