My Dying Bride : interview bonus Obsküre Mag #7

12 Jan 12 My Dying Bride : interview bonus Obsküre Mag #7

On ne s’attendait à rien de précis. On espérait que My Dying Bride allait changer de recette, après un For Lies I Sire un peu trop redondant et léché, mais on ne se doutait de rien. The Barghest O’Whitby, alors, nous réjouit : les ténébreux anglais mettent en musique le conte folklorique du chien fantôme Barghest, et proposent un doom pesant et enfiévré, plus death, plus épique, comme à une certaine époque (Turn loose the Swans ?). En complément de l’interview parue dans Obsküre Magazine #7, voici quelques éléments supplémentaires pour mettre en lumière le retour au metal de la troupe de Stainthorpe.

Ce nouvel EP, donc, contient un très long morceau (27 minutes) ; vous n’aviez jamais rien écrit d’aussi long. Comment avez-vous travaillé la structure ? Y a-t-il eu plusieurs phases d’enregistrement ?
Aaron Stainthorpe : Étonnamment, la chanson a été écrite en très peu de temps. La plupart des idées de riffs viennent d’Andrew et Hamish (NDLR – les deux guitaristes), et j’y ai greffé les paroles, les arrangements, tout ce qui touche à l’atmosphère, ainsi que l’artwork. Nous ne nous attendions pas à ce que ce titre soit aussi long, mais nous nous sommes laissé happer par les événements, et avons décidé que « le travail serait fini quand il serait fini ». Raconter parfaitement une histoire en cinq minutes est impossible, alors nous avons continué jusqu’à ce que les choses soient comme elles devaient être.

La musique de My Dying Bride a toujours été très dépressive, très ténébreuse, mais $For Lies I sire$ et $Evinta$ étaient davantage touchés par la tristesse et la mélancolie. The Barghest O’Whitby semble plutôt marqué par l’angoisse et le danger. Est-ce le reflet de votre état d’esprit actuel ?
Nos émotions tournoient, s’éclipsent et reviennent, en permanence ; le prochain album aura son lot de larmes, d’amours perdues, d’angoisse, de mélancolie et de sensualité gothique, avec une bonne dose de death metal et de violons – bref, il y en aura pour tous les goûts !

Les légendes, les mythes, le folklore, tout cela vous a-t-il toujours influencés, ou est-ce un intérêt plus récent ?
Eh bien, c’est venu récemment, et c’est ça qui est bizarre : parce que chez nous, nous sommes encerclés par ce genre de choses ! Je pense que dans le passé, j’ai été plus attiré par une forme d’exotisme, par tout ce qui est lointain ; mais maintenant, mon regard s’attarde davantage sur mon environnement direct, sur ma région. Il y a peu, nous avons fait la reprise d’un classique folk anglais, « Scarborough Fair », parce que c’est un titre local, très mélancolique ; pour me l’approprier, j’ai écrit un nouveau texte, et j’ai choisi de chanter le dernier couplet, que les autres artistes laissent toujours de côté. Ce sombre et brumeux pays qu’est le nôtre a bien des secrets, et en ce moment, j’aime les explorer. Mais nous ne nous dispersons pas : le prochain album ne sera pas un hommage à tous ces contes folkloriques de l’ancien monde.

 

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