Mondkopf – Interview bonus Obsküre Magazine #19

08 Fév 14 Mondkopf – Interview bonus Obsküre Magazine #19

Avec Hadès, le projet electro hexagonal publie un travail fortement ambiancé et aux dynamiques rugueuses. www.obskuremag.net publie aujourd’hui les extraits restés inédits de l’entretien que nous a donné la force motrice du projet, à savoir Paul Régimbeau.

Obsküre Magazine : L’appréhension de la musique d’Hades a-t-elle impliqué un équipement particulier voire nouveau ? Lequel et dans quel but ?
Paul Régimbeau :
Pour cet album, j’ai voulu partir sur un setup réduit. L’album est construit autour d’un synthé basse lourd et abrasif, que j’ai créé en triturant pas mal de choses. Je ne sais même plus comment je pourrais le recréer je crois… Je travaille surtout avec des softwares, mais j’ai commencé à mélanger ça avec des pédales d’effets analogiques ou des amplis. J’ai aussi utilisé ma voix pour la première fois.

Très belle recherche de dynamique et de texture, sur l’album. Sa teneur instrumentale génère une cinématographie psychique, quelque chose que l’on sent nourri d’intériorité et qui, à son tour, va incuber la nôtre. Cet abandon de l’œuvre aux autres, c’est sa vie.. d’autant plus qu’aucun mot n’est là pour figer un discours ou expliquer. Qu’est-ce qui nourrit / justifie chez toi le choix d’une musique instrumentale ? Est-ce un parti-pris esthétique ou y a-t-il quelque chose d’autre derrière ?
Je suis un piètre parolier ! Je ne suis pas un littéraire, même si c’était ma section au lycée… J’ai du mal avec les mots car j’ai l’impression qu’ils trahissent souvent ce que je voudrais exprimer. Si un jour j’ai le déclic, peut-être que je me mettrai à écrire des paroles sur ma musique. Mais ce que tu dis me fait espérer que la musique est suffisante.

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Moult formats maxi ont égrené ton parcours. En vois-tu d’autres se profiler à court ou moyen terme et qu’est-ce qui explique cette récurrence du format EP dans ta discographie ? Qu’est-ce que tu aimes dans le format semi-long ?
Le format EP est une très bonne manière de tester de nouvelles choses, de se faire la main pour ensuite développer ses idées sur un LP. C’est aussi un moyen de sortir des morceaux plus isolés, qui n’ont pas été construits dans l’idée d’un album.

À travers la création du label In Paradisum, réponds-tu seulement à un besoin d’autonomie en art, de contrôle aussi, ou recherches-tu des réponses à la déliquescence d’un marché au sein duquel les structures intermédiaires peuvent être perçues comme parasitaires, plus que comme secours ?
In Paradisum n’est pas né en opposition à quoi que ce soit ou dans un discours politique, mais dans une simple envie de sortir la musique qu’on aime pour la mettre en valeur ; et en effet, d’avoir une certaine forme d’autonomie et de contrôle.

Le collectif Trafik a-t-il vocation à servir Hadès pour une augmentation visuelle de la performance sur scène ?
Non, pas cette fois-ci. C’est le collectif de vidantes As Human Pattern qui s’en est chargé. Ce sera une série de séquences moins minimalistes que ce qu’a pu faire Trafik. Moins abstraite, mais tout aussi poétique à mon sens

Hadès (artwork)

Hadès (artwork)

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Hadès (In Paradisum / La Baleine) (2013)
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