Merciful Nuns – Interview bonus Obsküre Magazine #12

10 Nov 12 Merciful Nuns – Interview bonus Obsküre Magazine #12

Histoire de passer encore un peu de temps avec Artaud Seth, avant de le laisser retourner à son Goetia V qui sortira en février 2013, www.obskuremag.net vous a préparé ce contenu bonus. Venant en complément de l’entrevue publiée dans Obsküre Magazine #12 (nov+déc 2012, en kiosques pour deux mois à partir du 8 novembre), ces extraits inédits devraient vous ravir, surtout si vous ne vous lassez jamais du goth rock occulte des Merciful Nuns, particulièrement réussi en cette dernière année du calendrier Maya. (Photo : Viva Music 2011)

 

Avec le temps, votre musique est devenue de plus en plus atmosphérique. Est-ce une volonté consciente, ou un acte naturel par rapport à ce que vos concepts demandent ?
Artaud Seth : Je ne suis pas trop d’accord : à mon humble avis, la chanson la plus atmosphérique de Merciful Nuns depuis le début est « God/Aeon », sur Liber I. Et pense aussi à « Temple of Hadit », toujours sur Liber I ! En règle générale, tous nos titres sont très sombres, très lugubres. Certains sont rapides, d’autres lents. C’est tout !

Penses-tu qu’avec Goetia IV, ce soit la première fois que vous vous éloignez un peu de votre « orthodoxie goth rock » ? Il semble que la musique répond surtout, aujourd’hui, à ce que le projet réclame, indépendamment d’un genre musical…
Vraiment ? Tout ce que je fais avec les Nuns est goth. Nous sommes la réincarnation du véritable goth rock ! Le goth tel qu’il doit être : sensible, intelligent, sombre et méditatif, et fondé sur d’obscurs romans, des manuscrits rituels et d’anciennes croyances. Ironiquement, avec cette attitude, on devient aujourd’hui singulier. Un dissident. Un hérétique. Un véritable innovateur !

Goetia IV est probablement l’album le plus hypnotique et rituel des Nuns. Très à propos, pour une œuvre consacrée à l’invocation des démons !
Et comme vous devez déjà le savoir, nous allons sortir deux albums consacrés à la goétie : Goetia IV, donc, et Goetia V, qui sortira en février 2013. Et le plus sombre des deux est incontestablement Goetia V.

La réception de vos albums par le public encourage-t-elle votre créativité et votre dévotion à la cause Nuns ?
Difficile à dire. J’aime beaucoup savoir que notre musique est écoutée, bien sûr. Et évidemment, je suis quelqu’un de créatif. En fait, c’est le mélange parfait entre passion et obsession.

Que penses-tu de l’œuvre totale que tu as construite avec Merciful Nuns depuis le début ? Et comment la comparerais-tu, d’un point de vue personnel, à la période Garden Of Delight ?
Garden Of Delight est une part inséparable de moi-même, à laquelle je dois beaucoup. Évidemment, le parallèle est inévitable puisque derrière les deux projets se cache le même producteur, compositeur et interprète. Mais la philosophie essentielle est différente. Là où GOD était plus bombastique, peut-être même à l’excès, les chansons des Nuns, en comparaison, se concentrent davantage sur les aspects fondamentaux de la création. Du point de vue de la production et de la technique, mon but était de générer un son plus concis et plus moderne, combiné à des éléments typiques de la dernière période de Joy Division. Mais plus puissant, avec des batteries plus solides et simples, des réverbérations claires, une basse profonde associée à des guitares fugaces ; je voulais également plus de profondeur sur mes voix. À mes yeux, j’ai plutôt bien réussi.

> SORTIE
– MERCIFUL NUNS – Goetia IV (Solar Lodge) (2012)

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