Luis Francesco Arena – Interview bonus

16 Mar 13 Luis Francesco Arena – Interview bonus

Quatrième album pour Luis Francesco et ses camarades François et Yohan. Emphase et intimité, explosion et confidences, arrangements énormes et minimalisme, un disque qui charge sur plusieurs fronts pour toucher au plus juste. Suite de la rencontre publiée dans notre # 14 (mars / avril 2013, en kiosques depuis le 8 mars).

Obsküre Magazine : Sur « Saviour’s Bow », le violoncelle n’apparaît qu’avec parcimonie pour un final excellent. Comment se déroule votre travail : le son du violoncelle était-il là dès le départ ou est-ce que les arrangements sont venus en couche finale, une fois les morceaux posés ?
Luis Francesco :
Merci beaucoup. Dans tous les cas les chansons naissent à la guitare et au chant. Les arrangements arrivent toujours après mais ils peuvent avoir un impact sur la durée des parties ou parfois sur les structures. Dans le cas de ce disque, les musiciens avec qui j’ai travaillé (François-Pierre Fol et Yohan Landry) se sont beaucoup investis sur les arrangements pour une bonne partie des chansons.

« Ice in the Glass » est LE titre du disque, à mon avis : le morceau est héroïque et lumineux (un soupçon de Muse), la basse est énorme et donne la mesure entre un rythme soudain acéré et la souplesse lancinante qui prévalait depuis le début du titre. La composition est dense avec de multiples ponts… Du coup, je me demandais pourquoi votre album n’avait pas pris ce titre. Et, fatalement, je m’interroge : que sont ces « Stars and Stones » ?
Je ne sais pas si tout le monde va partager ton avis sur ce morceau, mais merci (sauf pour Muse qui est un groupe que je vomis) ! C’est sans doute le plus rock de l’album, il a un côté assez sombre et gothique, on a laissé transparaitre notre côté black métal (rires). Les textes parlent de schizophrénie et de la peur de devenir fou. Je pense que la musique souligne bien le texte, avec les cassures et les changements de direction.
Le titre « Stars an Stones » est tiré des paroles de « Beak the spell. » : « Reach up for shiny stars, throw them down like stones. »
Les étoiles sont des pierres et les pierres sont des étoiles. Tu es attiré par l’étoile qui brille au loin et lorsque tu l’atteins, tu ne vois plus son scintillement, tu la vois comme un vulgaire caillou. Tout est une question de perspective.

Le figuratif dans la musique, on le retrouve chez vous par petites touches. C’est quelque chose qui semble parfois faire peur alors que c’est une expérience assez marquée dans les disques pour enfants…
Tu as vu juste, je participe à un groupe de rock pour enfants qui n’a pas encore de nom, il me semble, mais ce n’est pas moi qui écris les textes pour ce projet.

Et sur votre pochette, cette fumeuse des Années Folles, que t’a-t-elle dit avant de cracher sa fumée ?
Je n’ai pas pu savoir, elle n’a parlé qu’après mais la fumée m’avait déjà envoûté.

> SORTIE
LUIS F. ARENA – Stars and Stones (Vicious Circle) (2013)

Be Sociable, Share!