LizZard – Interview bonus Obsküre Magazine #12

18 Nov 12 LizZard – Interview bonus Obsküre Magazine #12

En complément de l’entrevue de LizZard publiée dans Obsküre Magazine #12 (novembre / décembre), www.obskuremag.net publie les extraits restés inédits de notre entretien avec les Limougeauds Katy, Will et Mat, respectivement batteur, bassiste et guitariste / chanteur de cette formation, incarnation parfaite d’un nouvel espoir français des scènes metal rock.

Obsküre Magazine : Quels sentiments souhaitiez-vous injecter dans Out of Reach ?
Katy : Avant tout,  nous avons voulu exprimer une énergie positive. Même si les thèmes abordés peuvent être sombres, il en ressort un message lumineux, un appel au changement de mentalité et à l’évolution en général.

Jeu de la seconde chance : si vous aviez la possibilité de revenir aujourd’hui sur certaines imperfections d’Out of Reach, de gommer et de corriger des choses qui vous gênent… le feriez-vous ? Sur quel(s) élément(s) interviendriez-vous ?
Will : Je commencerais par multiplier le budget par cent ! Plus sérieusement, à l’écoute il n’y a rien qui me gène. Pendant les prises et le mixage, on essaye de « diriger le bateau » dans la direction voulue et avec de l’expérience, on a tendance à pouvoir gommer les imperfections au bon moment pour ne pas avoir de regrets au fil des écoutes. Après, pour les compositions elle-mêmes, il y a des détails et des nuances qui changent en permanence : chaque fois qu’un titre est joué, il évolue quelque part. Mais l’album a bel et bien capturé toutes ces chansons à un certain stade de leur évolution, avec une « vibe » commune, et ça on n’a pas envie de le changer !

Votre musique est clairement imprégnée de metal, de rock progressif et semble être influencée par le metal outre-Atlantique (j’ai cru entendre Stone Temple Pilots sur « Fakeworld » et King’s X à de nombreuses reprises). Pensez-vous qu’il est encore possible de composer de la musique « originale » ou qui vienne de nulle part, en 2012 ?
Mat : Pour moi, aucune musique ne vient de nulle part ! Elle est juste autour de nous, dans la rue, dans les bois, partout et tout le temps ! Il faut juste pouvoir la saisir au vol. Et je pense qu’à certains moments elle est juste plus facile à saisir qu’à d’autres… C’est là pour moi le travail de composition, arriver à saisir l’insaisissable.

Comme l’EP Venus, vous avez confié votre travail à Rhys Fulber… et vous avez bien fait ! Pourquoi ce choix ? Vu l’orientation des travaux de Rhys, c’est plutôt surprenant, non ? Est-ce un choix délibéré de faire sonner la batterie de manière aussi « dynamique » ?
Katy : Nous avons voulu retravailler avec Rhys sur ce projet car le courant était vraiment bien passé pendant l’enregistrement de Venus. Nous lui avions envoyé ces nouveaux morceaux et il voulait absolument produire cet album. Justement, on aime bien mêler d’autres influences aux nôtres, ça apporte une fraîcheur et une spontanéité au projet.
Mat : Je pense que c’était aussi une occasion pour Rhys de s’aventurer sur d’autres terrains de jeu, de faire autre chose dans l’approche du son et de la production. C’est quelqu’un qui aime expérimenter et c’est ce qu’il a pu faire avec nous. C’est en tous cas ce que je préfère dans le fait de travailler avec lui.
Will : Par rapport à la batterie, on est vraiment fans de dynamiques dans la musique, il faut que ça respire, que ça sonne live et expressif. On en avait parlé avec Rhys avant de commencer et il était d’accord avec nous, on est donc parti dans cette direction-là. Nous avons aussi choisi de travailler avec Bob Katz précisément pour ça : il parvient à créer un son large et ouvert, c’est sa spécialité. Aujourd’hui la plupart des albums rock/métal sont ultra compressés et fatigants à l’oreille, surtout si on les écoute à haut volume. Les auditeurs se rendent compte de plus en plus de ce manque de dynamiques, même s’ils ne savent pas forcément d’où ça vient. On voulait que les gens puissent écouter Out of Reach du début jusqu’à la fin sans se lasser du son. On adore la production des albums comme le premier Rage Against The Machine, ou Nevermind de Nirvana. Ce sont des disques que l’on peut écouter très fort, sans que le rendu soit oppressif à la longue.

Quels sont les titres que vous préférez sur Out of Reach et pourquoi ?
Mat : « Loose Ends », j’adore chanter ce morceau.
Will : « Loose Ends », c’est un morceau qui contient toutes les facettes de LizZard. De l’ambiant, du lourd, du groove et du rock !
Mat : « Across The Line », j’aime la tournure que prend ce morceau. Et « Tear down the Sky » pour sa sincérité.

Quels sont les trois disques que vous emmèneriez sur une île déserte ? Les trois disques que vous conseilleriez à votre pire ennemi ?
Mat : Sur une île déserte : King Crimson The Power to believe, Andy Emler Megaoctet, Scott Walker TILT. Et à mon pire ennemi : la même chose !
Will: Radiohead OK Computer, Tool : Salival, Metallica … And Justice for All. Pour causer du tort à une personne, je lui mettrais Lulu de Metallica / Lou Reed, Whatever people say I am… d’Arctic Monkeys, et du Lady Gaga.
Katy : Tool Aenima, NIN The Fragile, The Mars Volta Octahedron. Pour les ennemis, la même chose… en espérant que ça les fasse cogiter !

Que représente la musique dans votre vie ?
Katy : Un langage universel, un mode d’expression sans barrières, une vibration énergétique malléable à souhait. Sans elle je serais remplie de rage dévastatrice !
Mat : Toute ma vie se concentre dans la musique.

 

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