Leæther Strip – Interview bonus Obsküre Magazine #20

07 Mai 14 Leæther Strip – Interview bonus Obsküre Magazine #20

Claus Larsen vient de sortir un nouvel opus de son enfant terrible Leæther Strip. Æscapism est cru, dansant et hypnotique, et renoue avec une véritable sécheresse EBM. L’interview publiée dans Obsküre Magazine #20 (mars / avril 2014) se prolonge ici, pour notre plus grand plaisir.

L’année dernière, tu sortais Serenade for the Dead II : comment fais-tu pour être aussi productif ?
Claus Larsen : Si j’excepte mes cinq années de silence (2000-2005), dues à une grosse dépression, j’ai toujours été très productif. J’adore écrire des chansons, créer des sons, concevoir des textes. En fait, je crois que je n’ai jamais été aussi inspiré qu’en ce moment. Je crois que c’est l’effet de tous les concerts ; il n’y a rien de plus propice à l’inspiration que jouer en live.

Et concernant cet album de 2013, pourquoi as-tu voulu ouvrir un deuxième chapitre pour Serenade for the Dead (1994) ?
Depuis le premier, j’avais envie d’en faire un second. C’était le style que je jouais déjà, deux ou trois ans avant même de lancer officiellement Leæther Strip. Les fans du premier opus étaient très en demande d’une suite, et je suis certain qu’il y en aura encore une autre dans le futur.

Dirais-tu qu’Æscapism a la même vibration que le deuxième Serenade ?
Æscapism est un album très vocal ; là est la différence avec Serenade II, qui est comme une bande originale, et dans lequel tous les titres sont instrumentaux. Mais on peut bien voir que les deux sont du Leæther Strip ; dans les titres chantés, je suis celui qui « raconte l’histoire », et les morceaux instrumentaux donnent plus de liberté à l’auditeur pour interpréter selon ses sentiments et son imagination.

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Tu présentes Æscapism comme un mélange de tes tendances harsh EBM et plus mélancoliques. Il me semble que le côté harsh est bien plus présent… c’est comme si tu refusais absolument de te lamenter et de faire quelque chose de trop facile : même quand tu pourrais donner dans la darkwave facile et geignarde (je pense à « The dark Gates of Sundown »), tu fuis l’évidence !
Tout à fait ! Je n’y pense pas vraiment en le faisant, mais tu as raison. J’essaie toujours de faire en sorte que les nouveaux titres soient de nouveaux défis, cela me vient naturellement. Pour sûr, certaines chansons sont plus fondées sur l’humour, et conçues un peu comme des rayons de soleil au milieu des ténèbres. Au quotidien, je suis quelqu’un d’heureux et d’un peu couillon, et ça surprend d’ailleurs les gens qui me rencontrent pour la première fois ; mais si je suis comme ça, c’est peut-être justement parce que j’exorcise tous mes démons dans ma musique. Je ne me lasse jamais d’expérimenter ; mais j’adore aussi le son old-school et les synthés, et il y aura toujours ces différents aspects dans ma musique, c’est sûr. Je fais ça parce que ça me plaît, jamais je n’ai conçu quelque chose en pensant à celui qui va l’écouter, c’est juste quelque chose que je dois faire sortir, et si l’auditeur y réagit, positivement ou négativement, peu importe, tout va bien. Ma plus grande peur est d’être ignoré. Je pense que la plupart des compositeurs ressentent la même chose. Une musique non écoutée est une musique morte.

Leaether Strip - Aescapism

> SORTIE : LEÆTHER STRIP
Æscapism (Emmo.biz)(2014)
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