Joy/Disaster (foküs bonus Obsküre Magazine #8)

11 Mar 12 Joy/Disaster (foküs bonus Obsküre Magazine #8)

Un nouvel album de Joy/Disaster, c’est toujours un petit événement, et les événéments, ça se fête. Alors soit, fêtons une nouvelle fois le très bon Sickness, nouveau bébé de nos compatriotes post-punks, fêtons leur rage et leur lumière, leur créativité et leur simplicité, et passons quelques instants de plus avec eux, grâce à ce petit bonus de l’interview réalisée pour Obsküre Mag#8 (en kiosques depuis le 9 mai 2012).

Comment a évolué la carrière du groupe depuis ses débuts, et qu’est-ce que vous envisagez pour la suite ? Avez-vous l’ambition de faire sortir votre musique de la circonscription « dark » ?
Nico : Joy/Disatser a eu un très beau début de carrière de 2005 jusqu’à 2008. Nous avons eu durant cette période des retours très positifs, avec de l’attente du public, des promoteurs de concerts qui vouaient une entière confiance à notre groupe. De 2008 à 2010, JOY/DISASTER a eu une période de creux liée à un manque d’inspiration de ma part et aussi à beaucoup de changements de musiciens dans le groupe. Ceci n’a pas aidé à garder toute cette crédibilité qui faisait notre image à nos débuts. Depuis 2010, nous avons beaucoup progressé, tant dans le retour à une énergie musicale plus brute et l’arrivée de Fred à la basse en Mai 2011, qui nous a tous poussés dans nos derniers retranchements musicaux afin de donner un nouveau souffle musical, humain au groupe, et surtout une puissance sur scène que nous revendiquons depuis ce début d’année et qui s’est confirmée par nos récentes prestations live à Berlin et Halle les 10 et 11 Février derniers. Nous sommes probablement plus matures mais surtout et avant tout meilleurs musiciens et vocalistes qu’auparavant.

Nous sortons de la circonscription « dark » car notre musique est devenue plus proche du rock, voir même parfois du stoner rock mais le public dark reste un public fidèle et je sais que même si certains ont lâché le navire Joy/DisasterR, d’autres se cramponnent toujours à la barre avec le même enthousiasme.

Vous pensez que le revival post-punk a besoin d’un renouveau ? On dirait qu’avec Sickness, vous lui apportez, dans l’ensemble, quelque chose moins froid… de plus fédérateur et convivial. C’est aussi votre impression ?
Je ne pense pas que le post-punk ait besoin de renouveau. Je pense que chaque groupe interprète cette musique à sa façon, certains préfèrent rester dans quelque chose d’old school, d’autres cherchent à développer une énergie nouvelle. Effectivement nous avons bien entendu cette sensation et le retour du public que nous avons rencontré a été très positif car nous avons également revisité nos anciens morceaux pour qu’ils collent à la peau de ce nouvel album au niveau sonore, mais sans pour autant les dénaturer.

Ne jamais intégrer de synthés, c’est une prise de position radicale ?
Ah si, nous en avions intégré sur l’album StäyGätôW pour quelques titres. Mais ceci n’a été que l’habillage pour l’album. Aujourd’hui je te dirais avec certitude que les claviers n’auront pas leur place sur nos morceaux. En revanche, des envolées post-rock avec des guitares plus planantes feront très certainement leur apparition… ceci a déjà commencé par la rallonge du morceau « Sickness » en live… mais je ne vais pas tout dévoiler maintenant.

Quel est le titre de Sickness que vous préférez ? Personnellement, j’aime beaucoup « When the Others fade in Silence », parce qu’on y entend des choses inattendues, des cassures de rythme et des riffs audacieux, on sent que vous expérimentez, que vous ne vous imposez pas de limites.
Étant donné que je suis le seul à répondre à cet interview, je vais essayer de regrouper l’avis de mes trois compères… de façon exhaustive je dirais effectivement « When The Others fade in Silence », « The Town », « Vomit Faces » pour ne prendre en compte que les titres sur l’album. Sinon, pour le live, « Kill the Secret » car Fred fait les chœurs sur ce morceau, ce qui donne une dimension très puissante, et pour ma part « Sickness » en concert, qui est un morceau qui pourrait me rendre fou ! Reste maintenant à savoir quand ?

Joy/Disaster – Sickness (Manic Depression, 2012)

www.mypsace.com/joydisaster

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