Interview d’Anthelme Hauchecorne, auteur du roman Âmes de Verre

22 Mai 13 Interview d’Anthelme Hauchecorne, auteur du roman Âmes de Verre

Énorme claque que ce premier tome de la série Sidh, Âmes de Verre, qui confirme tout le talent d’Anthelme Hauchecorne en matière de fantaisie urbaine sombre, addictive et intelligente. On avait découvert le jeune auteur français avec La Tour des Illusions et le recueil de nouvelles Baroque’n’Roll (Lokomodo/Asgard), et son potentiel explose littéralement dans le gros monstre Âmes de Verre. Dans une Lille contemporaine dystopique, une organisation appelée La Vigie lutte contre les Daedalos, monstres venus d’un monde parallèle : autour de ce canevas, l’auteur parvient à créer une mythologie passionnante, nourrie de légendes Celtes et urbaines, et à interroger la bêtise humaine. Difficile d’en révéler plus sans grignoter le plaisir de la découverte qui préside à chaque page d’un roman impeccablement écrit et maîtrisé – 650 pages qui passent beaucoup trop vite à notre goût. Anthelme Hauchecorne a répondu en profondeur à nos (nombreuses) questions, et nous aurions eu tort de ne pas restituer la mise en page géniale qu’il nous a proposée. Si vous n’avez pas encore lu la prose du monsieur, voici de quoi se donner l’eau à la bouche. Et céder à l’appel du Sidh !

 

« CONCERTO POUR CLOPORTES ET CANCRELATS… »

UN ENTRETIEN INTERLOPE AVEC ANTHELME HAUCHECORNE

RÉALISÉ PAR VINCENT TASSY

 

Obsküre Magazine : Âmes de Verre est ton troisième livre, et représente un tournant dans ton œuvre : non seulement, c’est ton roman le plus long, mais en plus, c’est le premier volume d’une tétralogie. Quand et comment est né l’univers du Sidh ? L’ensemble du cycle est-il déjà terminé dans ton esprit ?
Anthelme Hauchecorne : Le Sidh résulte d’une longue gestation amorcée avec la découverte de Neverwhere de Neil Gaiman puis celle de l’incomparable Féérie pour les ténèbres de Jérôme Noirez.
L’écriture de ce roman a débuté en 2007. Six versions ont vu le jour avant qu’Âmes de verre ne parvienne à maturité. Je n’étais pas pleinement satisfait de mon premier roman, La Tour des illusions, qui m’avait laissé avec un goût d’inachevé. Je sentais confusément que je tenais les pièces d’un récit plus ambitieux, un puzzle déliquescent dont la recomposition m’a pris cinq années.
Âmes de verre est né d’une observation des métropoles. J’ai coulé mon enfance dans de petites villes, avant d’habiter la quatrième agglomération de France. Un choc. L’urbanité, les rues bondées, les regards absents. Un panorama gris rincé par la pluie. J’ai conçu l’univers des Streums parce qu’il m’a fallu combler ce vide. Celui des nuits d’insomnie. Celui des jours de torpeur. Le vide des rêves creux et des élans brisés. J’ai ouvert les vannes du merveilleux pour noyer la métropole sous une cataracte de légendes d’antan.
Le cycle du Sidh devrait se conclure d’ici trois ou quatre ans. La structure des trois tomes à paraître est déjà arrêtée. Hélas, je ne peux en dévoiler beaucoup au risque d’écorner le plaisir des lecteurs. Tout au plus puis-je confirmer ce que certains ont dû pressentir : qu’au fil des pages la fantaisie prendra une part croissante, à mesure que nous nous enliserons dans le monde des Streums.
Âmes de verre propose une invitation onctueuse et (presque) indolore à rejoindre le cercle restreint des Éveillés. Je crains en revanche que L’En-Deçà (Le Sidh / 2), Nuits païennes (Le Sidh / 3) et Le Sacre d’automne (Le Sidh / 4) ne malmènent quelque peu le lectorat délicat.
La guérilla urbaine n’est pas un club de vacances pour touristes désœuvrés.

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Comment t’y es-tu pris pour écrire Âmes de Verre ? Son caractère gigogne, à tous les niveaux – structurel et diégétique –, même s’il donne une impression de fluidité incroyable à la lecture, a dû être délicat à concevoir…
Nonobstant son apparence bordélique, Âmes de verre demeure un chaos construit. Sa structure scénaristique doit beaucoup au regard aiguisé de Rémy Guyard, mon directeur d’ouvrage. En habile légiste littéraire, il a su diagnostiquer les escarres et les nécroses du manuscrit originel. Nous avons œuvré de concert à la scie à os et au fendoir afin de rendre intelligible l’histoire alambiquée d’Âmes de verre.

Pour les personnes désireuses de reproduire l’expérience chez elles (prévoyez une bâche tout de même), les ingrédients de cette truculente recette sont les suivants :

  • 400 grammes de narration alternée, reprenant les points de vue de deux personnages centraux (disponible dans toutes les bonnes boucheries, rayon « Polar à la coupe »)
  • 75 centilitres de concentré d’assassin charismatique aux mobiles troubles
  • 20 louches d’un univers chamarré, présenté sous forme de volets arrachés à un Codex de l’étrange
  • 5 années d’effort, un quintal d’aspirine, une dépression et un directeur d’ouvrage adepte des châtiments corporels.

Servir frappé avec sa garniture de 600 pages.

Parlons un peu des magnifiques illustrations de Pascal Quidault. Comment en es-tu venu à travailler avec lui pour Le Sidh ? Et comment la collaboration s’est-elle passée ?
Tel un vilain garnement confronté à un bocal de confiseries, j’ai salivé devant les couvertures que Pascal a réalisé pour d’autres romans de mon éditeur (Sohl, La Cité noire…). Son style coïncidait avec mes univers. A débuté alors un patient travail de harcèlement, au terme duquel (de guerre lasse) Pascal a consenti à travailler avec moi. Le bougre croule sous les demandes, il m’a fallu montrer patte blanche.
Je m’immisce beaucoup dans le graphisme de mes parutions, de la maquette jusqu’aux illustrations que je perçois comme une extension de mon travail. Pascal, au contraire, préfère qu’on lui laisse le champ libre. Moyennant une période d’ajustement, nous avons trouvé notre équilibre. Initialement, je lui soumets des concepts de visuels, des suggestions. Ensuite, je le laisse créer à sa guise. Je me réjouis de pouvoir compter sur lui pour les prochains tomes, lesquels intègreront un nombre grandissant d’illustrations.
Enfin, je serais un épouvantable ingrat si j’occultais la contribution de notre maquettiste, Yoann Dolomieu de Tristelune Productions. Avec ses variations de polices, de cliparts, de fonds et ses visuels, l’embaumement d’Âmes de verre a relevé du véritable casse-tête, avant son envoi à l’imprimeur pour la mise en bière.

Pourrais-tu m’en dire plus sur ce choix de placer ton intrigue autour de la ville de Lille, et de mettre en avant, notamment dans le langage du personnage du Craqueuhle, le patois lorrain ?
Lille demeure une métropole chargée d’Histoire, de patrimoine, de friches industrielles et de maisons hantées, de légendes urbaines et de lieux insolites. Autant d’éléments exhumés au fil de mes recherches, lesquels confèrent à Âmes de verre son vernis de crédibilité.
Quant au patois lorrain, il renvoie à ma région natale. À ses mines et à sa misère, à la rude existence des générations qui l’ont forgée dans le creuset de la sidérurgie et des luttes sociales.
J’aime la langue française et les affluents qui la nourrissent. Le patois ressemble à une musique désuète, empreinte de sonorités oubliées. Un lexique que je me délecte à dépoussiérer. Certains passages d’Âmes de verre sonnent à la manière d’un album de musique classique, un opéra baroque avec remix de patois lorrain, sans oublier le featuring bénévole de sa sirupeuse majesté le Craqueuhle.

Au départ, le lecteur adhère inévitablement au point de vue des membres de la Vigie, mais très vite, le manichéisme vole en éclats, et on ne sait plus à qui se fier. C’était une manière de symboliser le monde dans lequel nous vivons ? D’ailleurs, Âmes de Verre a une portée politique : peux-tu en dire plus sur ta conception du lien entre réalité et imaginaire en littérature ?
Je n’ai aucune espèce de confiance dans notre « société » (la France, sa classe politique, son corps électoral, ses institutions…). Sauf peut-être dans sa crétinerie crasse. Sur ce point, je ne suis jamais déçu.
Quant au manichéisme, je l’abomine. Construction mentale pour esprits chétifs, sur laquelle sont assis tous les dogmatismes, toutes les démagogies.
Cette critique de l’aveuglement général transparaît en effet dans l’attitude des membres de la Vigie. Leur haine des Streums fait écho à cette haine de l’autre, palpable, qui sévit dans les rues de l’Hexagone.
Les milliers de manifestants mobilisés par la Manif pour tous donnent la mesure du nombre de nuisibles qui encombrent notre pays avec le poids de leur médiocrité. Des groupuscules sont passés maîtres dans cette discipline qui consiste à ériger les minorités en boucs émissaires, pour mieux occulter les vrais enjeux (les inégalités, le climat, notre legs aux générations futures). Nous détenons la preuve désormais que la droite chrétienne trimballe son intellect dans son slip ; la calotte crânienne n’est là que pour faire joli.
Réalité et imaginaire me semble étroitement liés. Mon travail d’écriture se nourrit de recherches (sur l’Histoire, les faits divers, les débats sociaux…). En tant que lecteur, j’apprécie de me divertir et de m’enrichir tout en même temps. Un plaisir que j’essaye de restituer, à ma petite échelle.

Que penses-tu de ce que l’on appelle Urban Fantasy aujourd’hui ? Si Âmes de Verre correspond forcément à cette étiquette, ce roman fout quand même un sacré coup de pied au cul à ce qu’on associe au genre de nos jours, non ?
Une confusion récente s’est formée, je crois, entre la Fantaisie urbaine d’une part et de l’autre la Romance paranormale. Or, une frontière substantielle sépare l’ambroisie de la menthe à l’eau. Il est certain que la filiation d’Âmes de verre penche davantage du côté d’un Neverwhere patibulaire que d’un Twilight fadasse.
En ce qui me concerne, j’associe à la Fantaisie urbaine française des bijoux tels que Le Passe-muraille de Marcel Aymé. Une référence qui pourra surprendre, et pourtant. Tout y est : la ville, la magie, l’absurde, la satire de société.
La Fantaisie urbaine française contemporaine peut s’enorgueillir de compter des auteurs aussi talentueux que Johan Heliot et son Faërie Hackers, ou Catherine Dufour avec L’Ivresse des providers. Sans oublier l’incontournable Franck Ferric.

La mythologie celtique imprègne l’ensemble du roman, donne un souffle primordial à l’univers que tu as créé. Simple héritage d’un lecteur vorace de fantasy, ou, plus loin, matière inhérente à la raison d’être de ton œuvre ?
Le Sidh emprunte à l’imaginaire celtique comme à ses survivances dans les folklores français (breton, lorrain et picardo-nordiste, entre autres), mais aussi irlandais, gallois et cornique. Cette mythologie fournit l’argile brute dont Âmes de verre tire sa substance.
Plus qu’un clin d’œil, l’irruption de cette imagerie féérique, barbare et pouilleuse dans notre routine standardisée suscite quelques interrogations. Sur le matérialisme du quotidien. Sur les fissures qui étoilent le béton de nos cages. Sur le divorce du corps et de l’esprit auquel nous assistons, en spectateurs oisifs. L’hédonisme nous diminue. Les loisirs nous aliènent. Dans notre cocon de confort sucré, nous pourrissons tels des cadavres candis.
Face à ce tableau décadent, la mythologie celtique et le regain d’intérêt dont elle fait l’objet (appelons cela une Renaissance païenne) pourraient constituer un sursaut salvateur. Dans mon enthousiasme, j’idéalise peut-être. À travers l’engouement autour de cette culture, j’espère que se cristallisera la volonté de renouer avec une certaine spiritualité…
Le désir de nous interroger sur notre place dans l’univers, notre rapport à la Terre, aux autres et les responsabilités qui nous incombent.

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D’ailleurs, on ne peut pas éviter le sujet : tes influences ! Quels auteurs et/ou quels romans ont marqué ton imaginaire de manière décisive ? Et dans quelle mesure transparaissent-ils dans Âmes de Verre ?
Du Neverwhere de Neil Gaiman, Âmes de verre reprend cette esthétique de féérie crève-la-faim, ce somptueux mélange de magie souterraine et de broyeur à ordures.
De même les lecteurs de l’excellent Féérie pour les ténèbres de Jérôme Noirez établiront peut-être une parenté nauséeuse entre mes Streums et nos amis les Rioteux.

D’autres influences saillent, de façon plus ténue. Citons Âmes perdues de Poppy Z. Brite où la musique a la part belle ; À l’estomac de Chuck Palahniuk qui explore la fine lisière séparant le banal de l’absurde ou encore The Hellbound heart de Clive Barker pour son horreur faconde. Je mentionnerai aussi Ray Bradbury, George R. R. Martin, Graham Masterton, Oscar Wilde…
Me voici démasqué. Je ne suis qu’un vil plagiaire.

Je suis obligé d’en parler : Obsküre Magazine apparaît dans le roman, à côté d’Elegy ! Es-tu un lecteur assidu du magazine ? En tout cas, les références musicales citées dans les remerciements ne laissent aucun doute : on sait d’où vient l’atmosphère résolument dark du roman !
Au risque de passer pour un flagorneur, je suis abonné aux deux revues. Je les trouve remarquablement complémentaires. J’y puise nombre d’idées. Votre article traitant du Manoir de Paris (Obsküre n°12) m’a mis notamment sur la piste d’un thriller gothique qui verra peut-être le jour d’ici deux ou trois ans.

Parlons-en, de la musique : elle occupe une place essentielle dans le roman, notamment parce qu’elle est une autre forme de Vue, et que l’invisible est la question essentielle, il me semble, de ce premier volume – et sans doute de la quadrilogie entière. Pourrais-tu revenir sur la symbolique du Requiem du Dehors, cette musique terrifiante qui contamine des êtres prédisposés à recevoir en eux sa malédiction ?
La symbolique du Requiem n’est qu’esquissée dans Âmes de verre. Elle se développera dans le Tome 2, L’En-Deçà, lorsque cette composition maudite battra sa pleine mesure. Je suis donc limité dans ce que je peux dévoiler ici, évoluant sur la corde raide du spoiler.
Pour rester concis, Le Requiem du dehors symbolise la force créatrice, le démiurge qui sommeille en nous. Je crois que l’art tout à la fois façonne et reflète les valeurs d’une société. Ce n’est pas un hasard si sous l’Ancien Régime, la création artistique tombait sous le patronage des puissants et la coupe de la censure. L’art peut être autant un outil de contrôle de masse que le véhicule d’idées contestataires. Un moyen aussi de soulever des questions de société, à l’instar du film Promised land de Gus Van Sant, et de bien d’autres.
Avec Internet, la démocratisation de l’information et des outils numériques, créer devient plus facile aussi bien intellectuellement que matériellement. Peut-être vivrons-nous, nous ou nos descendants, l’émergence de la démocratie véritable.
Le Requiem du dehors figure cette délivrance, le cri des sans-voix.
J’espère qu’à la lecture d’Âmes de verre, certains auront envie d’empoigner leur guitare, leur micro, de saisir leur stylo et de créer… Car il n’est rien de plus beau.

Quel regard portes-tu sur l’univers SFFF francophone actuel ?
La création hexagonale n’a pas à rougir sur le plan de la littérature. Pour s’en convaincre il suffit de découvrir des auteurs tels Serge Brussolo, Anaïs Cros, Alain Damasio, Jeanne-A Debats, Catherine Dufour, Mélanie Fazi, Franck Ferric, Johan Heliot, Jean-Philippe Jaworski, Xavier Mauméjean, Jérôme Noirez, Pierre Pevel…
Et j’en oublie. De très grandes plumes.
Je suis plus critique concernant le manque de relais dans les médias télévisuels (à ce titre, louée soit l’émission Rêves et cris de la chaîne Nolife). Ainsi que le peu de transposition dont jouit cette littérature au cinéma. Dommage, lorsqu’on se remémore l’incommensurable talent de Caro et de Jeunet (La Cité des enfants perdus), de Besson (Le Cinquième élément), d’Enki Bilal (Immortel), d’Éric Valette (Maléfique)…
Là aussi, je pèche par ignorance : cette liste pourrait être complétée.
Enfin, il me semble que le manque de traduction handicape sérieusement le rayonnement de la SFFF francophone à l’étranger.

Tu publies chez Lokomodo depuis La Tour des Illusions, ton premier roman : comment es-tu entré en contact avec la maison d’édition ?
À dire vrai, ce sont les éditions Lokomodo qui sont entrées en contact avec moi. La Tour des Illusions a bénéficié d’une première édition grand format chez l’Atelier de presse sous la direction avisée de Gilles Vidal.
Cette primo-publication a permis à Peggy van Peteghem, mon actuelle directrice d’ouvrage, de me repérer. À la liquidation de l’Atelier de presse, elle est venue me proposer de rééditer La Tour des Illusions en format poche.
Mon travail chez Lokomodo résulte d’une démarche active de sa part, de ses conseils et de ses encouragements. Je lui dois beaucoup.

Pas trop dur, la double vie d’écrivain (prolifique) et d’enseignant ? Comment ça se gère ?
Avec beaucoup de café et de courtes nuits. Je ne m’estime pas prolifique, loin de là. Mes projets de romans et mes nouvelles en souffrance s’entassent faute de temps à leur consacrer. J’ai la matière pour quatre ou cinq parutions par an. Hélas, je dois me restreindre pour le moment à une ou deux.
Un épouvantable crève-cœur.

Tu publieras sous peu un deuxième « Cercueil de Nouvelles », Punk’s not dead, et un roman dont on ne sait rien pour l’instant, Le Carnaval aux Corbeaux : tu peux m’en dire plus sur ce dernier ? Le titre laisse présager une atmosphère macabre et foraine, comme l’univers créé par le Craqueuhle dans Âmes de Verre ! Mais je fais peut-être fausse route…
Non, du tout. L’effroyable univers forain du Craqueuhle m’a beaucoup inspiré. Hélas, je n’aurai pas la place de le développer dans le cycle du Sidh déjà passablement chargé.
Le Carnaval aux corbeaux paraîtra au premier semestre 2014. Il s’agit d’un conte nocturne pour petits et grands, dédié à tous les cœurs qui aiment jouer à se faire peur. Ce roman dépeint Rabenheim, village d’Alsace où les légendes prennent vie. Où l’ombre des créatures du folklore germanique rôde sous les frondaisons des cyprès. Où le sous-bois obscur d’une mystérieuse forêt cèle tout un cortège de maléfices. L’apparition d’une foire du macabre entraîne l’existence des villageois dans l’onde glacée des mythes teutons.
Là encore, un soin tout particulier sera apporté à la maquette qui profitera des coups de crayon de Mathieu Coudray et de Pascal Quidault. Une bouffée d’air pur aux senteurs automnales, pour les lecteurs que l’exploration d’Âmes de verre aurait quelque peu éprouvés, et désireux d’une plaisante convalescence. Des vacances de Toussaint, en somme, au pays des rêves sombres et de la magie d’effroi.
Entretemps paraîtra Punk’s not dead (octobre 2013), mon deuxième recueil de nouvelles. Cet opus se hissera un cran au-dessus de son grand frère Baroque’n’Roll en termes de finitions. Son esthétique rétrofuturiste ravira les amateurs de Steampunk, enrichie de somptueuses illustrations de Loïc Canavaggia. L’ouvrage comportera également une longue nouvelle finale, intitulée le Roi d’Automne et tirée de l’univers d’Âmes de verre, dans laquelle je reviens sur la genèse de l’ombrageuse Ambre Karmina.
De quoi fêter Halloween en grandes pompes (funèbres).

Quelques infos en exclusivité sur le deuxième tome de Sidh ? Siouplé m’sieur…

[ATTENTION : SPOILER MÉCHANT…]

L’En-Deçà devrait intégrer 20 illustrations de Pascal Quidault.

[…VOUS ÊTIEZ PRÉVENU(E)]

Ce deuxième tome nous entraînera sous la ville de Lille, à travers l’En-Deçà peuplé de monstres. Une sorte d’Interzone pluriethnique et glauque qui n’ira pas sans rappeler le cadre du Festin nu de William S. Burroughs. Nous délaisserons la Vigie pour nous rapprocher des Indés et de leurs mœurs. Les projets du Craqueuhle et le rôle que tient le Requiem dans ses calculs seront en partie révélés.

Après cette timide introduction que constitue Âmes de verre, nous pourrons enfin pénétrer le vif du sujet.

Un immense merci pour tout ça : tu as bien du courage de faire face à cette mitraillette de questions ! Le mot de la fin est pour toi, si tu te sens inspiré !
Merci. Merci à l’équipe d’Obsküre pour ses chroniques et pour ses interviews.
Merci aux lecteurs qui auraient pris la peine de lire mes digressions oiseuses jusqu’ici.

 

Les sites des illustrateurs :

Pascal Quidault

http://www.k-ido.com/

Loïc Canavaggia

https://www.facebook.com/Canavaggia

Mathieu Coudray

http://www.mathieucoudray.com/

Jimmy Kerast

https://www.facebook.com/JimKerast

 

Le site de l’éditeur :

http://blog.editions-midgard.fr/

 

Le site de l’auteur :

http://www.anthelmehauchecorne.fr/

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