Georgia Caldera – Interview bonus Obsküre #21

08 Juil 14 Georgia Caldera – Interview bonus Obsküre #21

Sorti en mars dernier, Déliquescence, le deuxième tome de la série vampirique de Georgia Caldera Les Larmes Rouges, confirme le talent de l’auteur en page turners romantiques et sanglants. En complément à l’interview publiée dans Obsküre #21, voici de quoi connaître mieux encore l’univers de Georgia et ses projets à venir.

Le deuxième tome de ta série Les Larmes Rouges sort enfin, et même si une partie de ton lectorat t’a découverte en septembre dernier, certaines personnes l’attendaient depuis novembre 2011, époque de la première édition du premier volume. Depuis quand Déliquescence est-il terminé ?
Georgia Caldera : En effet, pour certains lecteurs, l’attente entre la toute première parution de Réminiscences, le tome 1 des Larmes Rouges, aux éditions du Chat Noir, et celle du tome 2 chez J’ai Lu, a été assez longue, puisqu’il s’est écoulé à peu près deux ans et demi… C’est le changement de maison d’édition qui a un peu retardé la sortie de Déliquescence, parce qu’en vérité, il était écrit depuis deux bonnes années, dans la mesure où j’ai enchaîné l’écriture du tome 2 sitôt après en avoir terminé avec celle du tome 1.

Conçois-tu la trilogie comme un ensemble, séparé pour des raisons matérielles, ou chaque tome a-t-il pour toi un motif dominant qui n’appartient qu’à lui ?
Il y a bien entendu un fil conducteur, suivi de tome en tome, à travers l’histoire actuelle de Cornélia. Cependant, chaque volume de la trilogie traite d’un point en particulier, le développe, et correspond à une intrigue bien spécifique. C’est aussi quelque chose que j’avais établi dès le départ.

Ta signature chez J’ai Lu a-t-elle considérablement changé ta vie d’écrivain ?
Mon passage aux éditions du Chat Noir a été un fantastique tremplin et je ne pourrais jamais assez les remercier. L’écriture est toujours une passion, mais elle est devenue mon métier à temps plein à présent. Le travail reste le même, mais grâce à ce changement d’éditeur, la visibilité est décuplée. Le nombre de lecteurs est, de fait, plus important, et c’est en cela que ma signature chez J’ai Lu a transformé ma vie d’auteur.

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De nouveaux projets pointent à l’horizon. Pourrais-tu nous en dire plus sur Victorian Fantasy (N.D.L.R. : sortie prévue en septembre 2014), et sur « Hors de Portée » (N.D.L.R. : disponible depuis début juin 2014), une romance moderne qui semble trancher avec le reste de tes œuvres ?
Oui, après une longue période d’absence, me revoilà avec plusieurs nouveaux romans ! Victorian Fantasy, T.1 Dentelle et Nécromancie, est une série fantastique qui a pour toile de fond un univers alternatif pseudo-victorien. Dans ce premier tome, on suit Andraste, une jeune Sorcière aux très faibles pouvoirs, catapultée à la cour de Néo-Londonia pour d’obscures raisons, et Thadeus, duc et Nécromancien de son état, lequel est issu d’une famille déchue et maudite. Ce premier tome paraîtra le 10 septembre aux éditions J’ai Lu. Quant à Hors de Portée, une romance contemporaine donc, qui paraît le 4 juin chez J’ai Lu également, en effet, c’est un véritable virage pour moi. Pour ce récit, j’ai adopté un style nettement plus moderne, avec des phrases courtes et dynamiques, et une bonne dose d’humour. On y retrouve toutefois mes thèmes favoris, des héros au lourd passé, très tourmentés, une relation complexe et explosive… Je me suis lancée dans ce roman sur un coup de tête et j’ai pris énormément de plaisir à l’écrire et à explorer ce genre si différent de celui auquel je suis habituée. Le fantastique reste mon domaine de prédilection, toutefois je pense réitérer l’expérience de la romance contemporaine dans un avenir proche.

Écris-tu en musique ? Quels groupes t’inspirent ? L’esthétique des Larmes Rouges est résolument goth !
Alors je n’écris que dans le silence absolu (mode ours au fond de sa grotte), cependant j’imagine et conçois les scènes majeures d’une histoire au préalable en musique (souvent en me promenant sur les bords de Loire, du bon son dans les oreilles !). Pour chaque roman, une bande-son différente, en quelque sorte. Je suis ravie que Les Larmes Rouges soit perçu comme résolument goth parce que c’était l’essence de ma démarche, donner à ce récit une ambiance, une couleur et une esthétique gothico-romantique, tout en essayant d’éviter l’écueil du larmoyant et du mièvre. Pour cette série, j’écoute essentiellement Lacrimosa (mon groupe préféré !), Sopor Aeternus, Within Temptation et Epica.

> SORTIE : GEORGIA CALDERA
LES LARMES ROUGES TOME 2, Déliquescence (Éd. J’ai Lu, coll. Darklight) (2014)

 

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