Gang Of Four – Content

27 Jan 11 Gang Of Four – Content

Ils sont marrants chez Gang Of Four… Une nouvelle jeunesse leur tombe sur le coin du net avec buzz impeccable et un lancement médiatique choc qui rime habituellement avec les nouveaux groupes pleins d’entrain. Sérieusement, offrir des fioles contenant des échantillons de leurs sangs pour les séries limitées, ça a un charme vampirique qui n’est pas de leur âge ! Mais comme eux, en plus, ont une histoire et savent la faire fructifier, d’autres éditions limitées vendent un vieux walkman avec la cassette bootleg de leur premier concert à Leeds en mai 1977. Ajoutons que le walkman est décoré soit par Andy, soit par Jon (Fermons les yeux sur les plans : « voyage en hélico avec le groupe » et autres incongruités, puisque les bénéfices vont à des associations caritatives et que ces plans ont trouvé preneurs…).

Ceci étant, derrière cette promo et cet engouement, qu’est-ce que les vétérans Jon King, Andy Gill et leurs acolytes Thomas McNeice (basse) et Mark Heaney (batterie) ont à nous proposer ? De la musique de jeunes, dans le sens où les jeunes depuis une dizaine d’années pillent l’héritage post-punk funky : Franz Ferdinand trouve donc un challenger efficace (si on aime les anachronismes) et les « You don’t have to be mad » et « Who am I ? » de Go4 cartonneront sur les ondes indie-pop-rock. La voix de Jon King est restée juvénile (bien mieux que celle de Pete Shelley des Buzzcocks dont les aiguës ont souffert de la vieillesse). Encore mieux, à l’écoute du disque, c’est un Gang Of Four retrouvé (« I Can’t forget » sonne comme un nouveau « Entertainment ») qui montre à la face du monde qu’il a été une influence marquante pour Flee des Red Hot Chili Peppers (lequel ne s’en est jamais caché) ! Pour un peu, on aimerait dire que Gang Of Four ont tout inventé (comme les Beatles en leur temps).

Le groupe ne se limite pas à ses facilités, il joue à sortir des cadres : petit harmonica à la Gorillaz, voix grave éraillée à la Minimal Compact le temps d’un refrain et vocodeur sur le planant « It was never gonna turn… » et la fin du disque se repose sur des titres moins démonstratifs, plus proches de la création d’une atmosphère.

Subitement ce groupe bénéficie d’un intérêt qui me semble presque démesuré au regard de leur anonymat de ces dix (vingt ? / trente ?) dernières années. On s’interroge. Même leur compilation « Return the Gift » en 2005 qui regroupait quatorze de leurs titres réadaptés et douze remixes par Hot Hot Heat, Ladytron, les Dandy Warhols ou Amusement Parks On Fire n’avait rencontré un tel écho.

Ils sont marrants dans la presse musicale… Mais ne boudons pas notre plaisir : la machine à tubes dansants et acides est de retour, profitons-en et puisque le groupe est prêt à croire qu’il a encore vingt ans, sautons de joie avec eux ! « Do as I say, don’t do as I do… »

Be Sociable, Share!

Tracklisting :
01. She said « You made a thing of me »’

02. You don’t have to be mad

03. Who am I?

04. I can’t forget your lonely Face

05. You’ll never pay for the Farm

06. I party all the Time

07. A fruit Fly in the Beehive

08. It was never going to turn out too good

09. Do as I say

10. I can see from far away

11. Second Life

Be Sociable, Share!























Tweet

Note : 78%

Site du groupe / MySpace :

http://www.gangoffour.co.uk/splash.html

Be Sociable, Share!