Gallon Drunk – Interview bonus Obsküre Magazine #20

05 Mai 14 Gallon Drunk – Interview bonus Obsküre Magazine #20

L’ex-Bad Seeds James Johnston reste avant tout le frontman des vétérans Gallon Drunk, dont la dernière tournée a permis d’apprécier la ferme âpreté collective. Sur scène, c’était bruit et fureur, zéro théâtralité. Et cette sensation d’unité, ressentie fortement, était prémonitoire : le nouvel album, The Soul of the Hour, s’avère l’un des meilleurs du groupe. Il reste, pour l’heure, parmi ses plus sombres et aventureux. Ici même, découvrez les déclarations restées inédites de l’entretien paru dans Obsküre Magazine #20 (mars / avril 2014).

Obsküre Magazine : Comment avez-vous intégré les parties du saxophoniste Terry Edwards (N.D.L.R. : collaborateur live, entre autres, de Tindersticks) à l’ensemble des nouveaux travaux ? Aviez-vous déjà posé les bases avant que Terry se joigne à vous en répétitions ou, peut-être même, directement en studio ?
James Johnston :
Un grand nombre d’arrangements étaient en quelque sorte déjà là, ou suggéré disons, au stade des répétitions. C’est la même chose pour nous tous : nous sommes un groupe composé de quatre personnes, mais la voix et les vents ont tendance à se poser tardivement dans l’ensemble de la matière. C’est vraiment formidable de partir sur une base improvisée puis d’ajouter les dernières parties de l’arrangement à cette sculpture. Cela finit par ressembler à une pièce finale composée et jouée live. Tout cela reste très excitant. Nombre de nouvelles chansons sont dans des gammes en lesquelles je ne suis pas trop habitué à chanter, je voulais que la voix élargisse son registre et rende de manière plus désespérée. J’écris toujours les paroles une fois l’instrumentation enregistrée, de sorte que les voix se fondent dans l’atmosphère telle qu’elle a été finie.

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Comment avez-vous vu le nouveau bassiste Leo Kurunis enfiler les chaussures laissées vacantes ? Le résultat se remarque pour sa cohérence et à travers cette progression de votre son, y a-t-il aussi en interne le sentiment de relations humaines renforcées ?
Nous sommes un ensemble d’amis très proche, et cela renforce notre relation de groupe. Nous avons tourné avec Leo avant de nous rendre en studio, et je suppose que ça a l’a aidé à se sentir d’autant plus à l’aide lui aussi. C’est un musicien brillant, et il a apporté une énergie fantastique avec lui. C’est la même chose avec Johann Scheerer, qui produit le disque. Je le vois fondamentalement comme un autre membre du groupe, porteur d’énergie et d’excitation.

À travers ces nouveaux contenus, que pouvons-nous comprendre de votre relation actuelle à la vie et l’art ?
L’album développe certainement un feeling différent de celui du dernier… comme de tous les autres ! Il nous reflète juste, au moment de l’écriture et l’enregistrement, et je pense que notre relation actuelle à la vie se reverse dans la musique. Pour connaître la réponse à ta question, il suffit donc de poser le disque et de l’écouter fort. De se perdre dans la musique.

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> SORTIE : GALLON DRUNK
The Soul of the Hour (Clouds Hill / Differ-Ant) (2014)
> WEB OFFICIEL
www.gallondrunk.com

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