Front 242 / nothingbutnoise – Interview bonus Obsküre Magazine #10

19 Juil 12 Front 242 / nothingbutnoise – Interview bonus Obsküre Magazine #10

Daniel Bressanuti a été prolixe lorsqu’il s’est agi de revenir sur la discographie de Front 242 (voir Obsküre Magazine #10, en kiosques depuis le 18 juillet 2012). Il apparaît cependant nécessaire de réserver une place spéciale à son nouveau projet nothingbutnoise. Quelques éléments de présentation de ce groupe plus atmosphérique.

Obsküre Magazine : Daniel, pour plusieurs side-projects, tu avais fonctionné avec Patrick, qu’est-ce qui vous rassemble ?
Daniel B. :
Difficile à dire, c’est très dépendant des époques. Une manière différente de travailler pour un même but était un élément moteur de cette collaboration, de plus on se complétait bien au niveau création. On arrive à s’utiliser l’un l’autre comme répondant pour sa propre création /inspiration et on se challenge souvent dans l’avancement du projet.

Et aujourd’hui, Nothing But Noise, c’est une bouffée d’air frais, une véritable mise en danger qui te fait revenir à ce que tu as toujours aimé ?
Comme maleorfemale, NbN est une image différente d’un même concept musical, sauf que le moyen de l’exprimer est différent. Le but final musical est aussi opposé (mais pourrait cependant être jugé complémentaire). L’idée de base et la philosophie sont très proches, seul le résultat sonore est éloigné : un réalisateur peut faire des films aux sujets différents, mais son empreinte et son “drive” restent les mêmes. Nothingbutnoise est ainsi plus un retour aux sources mais on prend une bifurcation un peu différente pour l’auditeur.

C’est-à-dire ?
L’absence de rythmes par exemple est l’aspect le plus perceptible mais la progression sonore est familière à 242, c’est en majeure partie avec la disparition de la batterie, que l’on rend le concept un peu moins « pop », populaire… Beaucoup a déjà été dit avec 242, donc il ne s’agit plus de créer les mêmes sensations avec des moyens dérivés, mais plutôt de manière familière. Il n’est pas improbable qu’au cours de l’évolution de nothingbutnoise les chemins se croisent plus souvent et qu’une ressemblance plus grande s’esquisse.

Quel regard portes-tu sur Front 242 en parallèle : ce groupe, tu le vis comme un poids ou comme le moyen de vous retrouver et de faire plaisir aux fans ?
Là où Front 242 a souvent utilisé l’accident, NbN utilise l’improvisation (qui est parfois une forme d’accident plus ou moins contrôlé). La formule NbN est aussi moins dissoute par l’usure et la formulation, ce qui explique l’idée de s’écarter du « poids » de 242 tel que posé dans ta question. Avec mon autre projet , daniel.B. Prothèse, j’explore plutôt la facette « bruit extrême » qui peut parfois être entendu dans le concept 242 (une édition limitée autour de ce projet verra d’ailleurs le jour au cours de l’année 2012). Aujourd’hui Front 242 est pour moi un moyen de se voir / réunir dans l’amitié et le plaisir. Le contexte dans lequel se passent les concerts est motivant et captivant.

> WEB OFFICIEL
www.nothingbutnoise.be

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