Festival De La Musique Industrielle – Paris, 14/06/2014 (interview)

13 Juin 14 Festival De La Musique Industrielle – Paris, 14/06/2014 (interview)

Le Festival De La Musique Industrielle se tient ce samedi 14 juin 2014 à Paris, avec au menu Winterkälte, Kangding Ray, Cacophoneuses, Diaphane, Sylvgheist Maëltström et Hologram_. Sylvgheist Maëltström (alias Julien Sylvgheist) en est une cheville ouvrière et répond à Obsküre, quelques heures avant l’ouvertures des portes de la Fléche d’Or (102 bis rue de Bagnolet). Rendez-vous dans le XXe arrondissement, samedi soir à 19 heures pour le démarrage de ces hostilités electroniques, toutes en saturations, agression et chaloupe hypnotique.

Obsküre Magazine : Qu’est-ce qui t’a amené à prendre la tête de cet évènement et de quelle façon le choix des groupes s’est-il fait ?
Julien Sylvgheist (Sylmalm) : Ce festival a démarré de façon très confidentielle dans les caves du Kata Bar (fête de la musique 2008), puis dans celles du Zorba Bar où le son était difficile à diffuser. J’ai pris la décision, alors que les soirées Kodex et Noxious Art s’arrêtaient, d’investir un lieu de concert où la sono serait adéquate et sans souci avec les voisins : Point EphémèreDivan Du MondeLa Flèche D’Or. L’idée était de continuer le travail déjà entamé par ces deux associations bien connues des amateurs d’electro-indus. Le choix des groupes se fait systématiquement sur des coups de cœur pendant les festivals et concerts de l’année : Maschinenfest, Forms Of Hands, soirées Signal et Tripalium … J’essaye de retransmettre les émotions vécues pendant ces évènements remplis de découvertes.

Est-il au fond question de pousser sur le front certaines têtes de proue du label qui sort aujourd’hui les enregistrements de SM ?
Le choix ne se fait pas en fonction des labels, il s’agit avant tout de moments intenses vécus. Ensuite vient la relation humaine, la rencontre, l’échange autour d’un verre. Là, s’opère un choix de programmation pour constituer une ligne de conduite homogène.

En termes de scénographie, les groupes interviennent-ils dans un environnement particulier (support vidéo, éléments de décor…) ?
La scénographie est propre à chacun. Chaque groupe va venir avec son univers visuel. Certains auront des visuels vidéos très travaillés. En ce qui me concerne, Sylvgheist Maëlström travaille avec son frère, qui interviendra en direct sur scène pour manipuler les vidéos.

Chaque projet souhaite-t-il avoir son propre ingénieur son ou les choses se passent-elles autrement ?
En général, les groupes n’ont pas d’ingénieur du son associé à leur projet. Pour la plupart certains ont suffisamment de connaissance en traitement du son pour s’adapter à une salle.
L’ingénieur à demeure est souvent très qualifié (bon, j’ai eu aussi de très mauvaises expériences). Le son, l’année dernière à la Flèche d’Or, était très bien pour ce genre de musique.

Une rencontre avec le public est-elle prévue pour les artistes, en fins de shows ou en cours de festival ?
Les groupes et artistes présents lors de ce festival sont des gens qui n’hésitent pas à venir voir le public et ainsi discuter sans souci. C’est même un moment très apprécié des musiciens pour recueillir leurs impressions. La starification n’existe pas dans ce genre de musique, bien heureusement !

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