Erdh : foküs bonus (Obsküre Magazine #9)

17 Mai 12 Erdh : foküs bonus (Obsküre Magazine #9)

Erdh, sombre binôme electro-metal/ambient constitué du chanteur Emmanuel Levy (Wormfood) et de notre Nicolas Pingnelain à nous (guitares, programmations, basse) vient de terminer son premier album, Resilient, dont la sortie aura lieu prochainement. Initié par Nicolas, le projet prend aujourd‘hui forme finale à travers un enregistrement passé par les mains d’Axel Wursthorn (Walnut Groove Studio) et d’un certain Jens Bogren (des studios Fascination Street – Paradise Lost, Kreator, Amon Amarth…) pour la masterisation. Voici les extraits non publiés de l’entrevue réalisée pour le foküs consacré à Erdh dans Obsküre Magazine #9 (mai/juin 2012, en kiosques depuis le 11 mai).

Obsküre Magazine : Le premier album traduit-t-il une intention solo ou une dynamique de binôme ?
Nicolas Pingnelain :
Resilient est né d’une intention solo marquée et a touché son essence par les textes et le chant d’Emmanuel. L’idée maîtresse était de lâcher prise sur mes titres et lui donner carte blanche pour apporter ses paroles et ses lignes de chant, sans lui donner d’informations sur le sentiment principal ou sur ce qu’évoquaient chacun des titres pour moi ; dans l’idée de multiplier les angles de lecture et peut-être enfouir encore plus profondément la genèse initiale. Resilient est donc une sorte de confrontation directe avec un principe de duo étrange, désormais indissociable mais également complètement séparé en ce qui concerne la réalisation : je compose intégralement les titres instrumentaux puis les soumets à Emmanuel pour qu’il imagine le récit, tout en restreignant les interventions de l’un sur le travail de l’autre. Mais n’oublions pas qu’au-delà du strict duo, Erdh existe également grâce à un ensemble de talents, des visuels de Lionel Londeix (N.D.L.R. : webdesigner de www.obskure.com et www.obskuremag.net) aux photos de Candice Cellier, qui ont bâti l’esthétique de Erdh.

Comment avez-vous procédé pour l’enregistrement, des démos aux versions studio finales ?
Au-delà de la partie purement instrumentale, cet enregistrement fut pour moi un long travail d’apprentissage du mixage, au sens large. J’ai réalisé et travaillé toutes les prises instrumentales, en bâtissant en parallèle mon studio. J’ai à l’origine une approche de guitariste, avec tout ce que cela implique mais il faut envisager chaque instrument avec un recul qui se construit sur le long terme, par des essais empiriques pour éduquer son oreille, énormément de lectures et de synthèse d’information pour aboutir à une autoformation. Cette approche m’a permis d’éviter tout dogmatisme mais également d’être en mesure de faire muer les titres pour aboutir à ce qu’est Erdh aujourd’hui. Il y a forcément un monde entre ce que fut « Sinking » en 2009 et ce qu’il est aujourd’hui, par exemple, tant par le son que par la composition. Pour l’enregistrement des voix qui s’avère un domaine bien spécifique, nous avons eu recours à Axel Wursthorn du Walnut Groove Studio à Amiens, connu également pour Carnival in Coal. Son expérience et sa connivence avec Emmanuel ont dépassé le simple cadre des prises pour devenir une véritable direction artistique qui participe indéniablement à la force de Resilient. C’est en quelque sorte le troisième homme de Erdh et son ouverture d’esprit a été très bénéfique au projet !

Dans quelle dynamique souhaitez-vous vous installer ? Êtes vous dans l’idée de vous imposer un tant soit peu une « discipline » de sorties ou le projet ne s’inscrira-t-il que dans l’impulsif ?
Il y aura forcément une discipline car par essence, pour Emmanuel et moi, la musique est un exutoire nécessaire. Mais qui dit exutoire dit également un côté impulsif dans le besoin d’exprimer. Tout en contradiction donc. Pour autant, nous prendrons le temps nécessaire pour que le prochain Erdh marque les esprits !

www.erdh.net

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