Editors – Interview bonus Obsküre Magazine #26

19 Fév 16 Editors – Interview bonus Obsküre Magazine #26

Supplément de notre entretien avec Tom Smith et Russell Leetch d’Editors, à l’occasion de la sortie d’In Dream.

 

Obsküre Magazine : Vous retrouvez un son plus sombre, plus électronique sur In Dream. On y décèle des similarités avec votre troisième album In this Light and on this Evening. Pourquoi cette nouvelle direction ?
Tom Smith : Je pense qu’il est presque plus facile de dire pourquoi le dernier album, The Weight of your Love, était un disque à guitares. Nous aimons également la pop ; mais surtout, il nous fallait retourner aux fondamentaux. Nous avons fait cet album à Nashville avec Jacquire King.  Il s’agit d’un disque assez simple : guitare, basse, batterie, il n’y a pas de grandes subtilités. Après le départ de Chris et l’arrivée des deux nouveaux membres, nous devions nous prouver à nous-mêmes que nous pouvions fonctionner en tant que groupe. Ce processus terminé, nous pouvions nous remettre à expérimenter, à nous amuser. Comme tu le dis, nous avons repris les choses là où elles en étaient restées sur notre troisième album.

Vous n’avez pas engagé de producteur pour In Dream. Vous vouliez travailler totalement seuls ?
Russell Leetch : Non, ce n’était pas l’intention de départ. Nous avons loué ce studio en Ecosse, dans un lieu isolé. Nous y sommes allés uniquement pour écrire et travailler sur les morceaux avec intensité, à temps plein, plutôt que de faire des répétitions étalées sur une longue période. Nous avons enregistré des maquettes, ou plutôt ce que nous pensions être des maquettes. Mais à partir d’un certain moment, nos managers nous ont dit qu’elles semblaient terminées, qu’un producteur ne pourrait pas les améliorer. Nous avons également beaucoup appris des producteurs au fil des années ; nous avons donc décidé de réaliser le disque nous-mêmes.

Pensez-vous pouvoir retravailler avec Chris un jour ?
Tom : (rires) Je l’espère mais je ne sais pas… Nous ne le voyons pas, il vit aux États-Unis. Il est donc difficile de recréer des liens quand il n’y a pas de proximité. Il y a eu cette idée de célébrer nos dix ans d’existence ; certains groupes font des concerts et jouent leur premier album dans son intégralité. Nous n’avons pas vraiment retenu cette idée car nous n’aurions pas pu le faire sans Chris. Peut-être pour nos vingt ans (rires) !

Editors_2jpg

Quand tu écris, les paroles viennent-elles avant la musique ? Quelle est l’importance des textes ?

Tom : Les textes sont importants. La plupart ne me viennent pas comme des histoires spécifiques, mais se matérialisent de manière un peu abstraite. Mais ils m’apparaissent en même temps que les mélodies. Je m’assois au piano et très souvent, j’ai quelques lignes de texte sur lesquelles développer une mélodie. Au fil des années, je me suis rendu compte que trouver les paroles me prenait plus de temps. Je peux parfois travailler sur un texte, au stade de l’ébauche d’une chanson, pendant une semaine, voire un mois avant d’en être satisfait au point de l’envoyer aux autres.

Rachel Goswell de Slowdive chante en duo avec Tom sur « The Law » ; elle est également choriste sur d’autres titres. Quelle est la genèse de cette collaboration ?
Russell : Nous cherchions à faire un duo depuis pas mal de temps ; nous voulions inviter une voix féminine sur l’album. Quand Slowdive s’est reformé, nous avons rencontré Rachel au festival barcelonais Primavera Sound. Nous avons pensé que ce serait une bonne idée de lui demander de participer au disque. Tout s’est passé merveilleusement, elle était partante. C’est une fan d’Editors, elle possède tous nos albums !

> EDITORS ONLINE :
Site
Facebook

Be Sociable, Share!