Die Krupps – Interview bonus Obsküre Magazine #18

02 Jan 14 Die Krupps – Interview bonus Obsküre Magazine #18

On a adoré le nouvel album de Die Krupps, premier véritable retour studio depuis… 1997. Retour à l’EBM, surtout, à la vraie musique électronique, celle des origines. Voici quelques « chutes » d’entretien, en complément à l’article publié dans notre #18 (novembre / décembre 2013) : de quoi en apprendre un peu plus sur le goût de Jürgen Engler pour les refrains grandiloquents et son rapport au son EBM !

Obsküre Magazine : Que représente « Robo Sapien » au sein de l’album ?
Jürgen Engler : « Robo Sapien » a été écrite en 2009 ou 2010. Elle traînait sur mon disque dur depuis un moment, et musicalement, je l’imaginais un peu comme une nouvelle « Fatherland » (N.D.L.R. : titre sorti en 1995), une gros morceau qui puisse devenir un hymne pour Die Krupps, plein de… je ne trouve pas le mot…

Quand j’ai écouté le titre pour la première fois, c’est peut-être bizarre, mais j’ai tout de suite pensé à des titres des Sisters du genre « Lucretia (my Reflection) », je ne sais pas si tu es d’accord…
Oui, tout à fait, avec ces effets très bombastiques, cette ampleur. C’était le cas de « Fatherland », et il y a toujours eu chez nous des titres de ce genre, très hymniques. En plus de « Fatherland », je pense aussi à « Alive », et au sein même du nouvel album, à « Im Schatten der Ringe ». En fait, dans l’absolu, je ne suis pas très fan des couches de claviers, mais de temps en temps, j’adore générer cette atmosphère très grandiloquente, ces mélodies massives, ces gros refrains.

Qu’écoutes-tu, en matière d’EBM, en ce moment ? Qu’est-ce qui t’intéresse dans la scène actuelle ?
Il y a bien des groupes que je continue d’adorer, notamment nos vieux amis de Nitzer Ebb ou Frontline Assembly, mais pour être honnête, j’écoute assez peu d’EBM ; quand tu crées ce genre de musique, tu n’en écoutes pas vraiment à côté. Demande à Douglas de Nitzer Ebb ou à Bill de Frontline Assembly ce qu’ils écoutent, ils ne répondront pas en premier lieu « musique électronique », je te le garantis ! C’est peut-être une manière de conserver la notion de la valeur de ce qu’on crée. Pour ma part, malgré tout, dans les nouveaux groupes, j’adore Dernière Volonté ; ils ont un son bien à eux, que je trouve très intéressant. On a partagé l’affiche avec eux pendant notre dernière tournée, et on est en contact avec Geoffroy depuis un moment… il n’y a pas beaucoup de groupes aussi distincts, aussi singuliers, il me semble. Pour te donner une idée de ce que j’aime : la nuit dernière, j’étais aux platines pour une soirée, et j’ai passé du Die Form, du Kas Product…

Du son français !
Oui ! Il y a plein de choses géniales, en France. J’ai aussi passé du Métal Urbain, encore un groupe français, et qui fait vraiment partie de mes artistes préférés. C’est l’un des premiers projets punk que j’aie aimés. C’est d’ailleurs Eric Débris, qui est un bon ami, qui m’a présenté à Geoffroy de Dernière Volonté, il y a à peu près trois ans. Le monde est décidément bien petit. Eric m’avait dit il y a quelques années qu’il s’était rendu une bonne dizaine de fois à Austin et qu’il avait envie d’y déménager. Ce qu’il a fait il y a trois ou quatre mois. Voilà qu’on s’y retrouve, puisque c’est depuis cette ville que je te parle en ce moment !

> SORTIE : DIE KRUPPS
The Machinists of Joy (SPV / Synthetic Symphony) (2013)

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