De/Vision – Interview

02 Mar 13 De/Vision – Interview

Avoir De/Vision en France, c’est toujours un événement. Et Obsküre a pris part à la chose, puisque nous serons partenaires du concert qui aura lieu le 23 mars prochain à La Scène Bastille. Et quoi de mieux qu’un petit entretien avec Thomas Adam (chant, synthés, compo) pour fêter la venue chez nous de l’un des plus délicieux projets synthpop/electro ? L’occasion, aussi, de revenir sur le dernier album en date, Rockets & Swords, dont il ne faut pas trop prendre le titre au pied de la lettre…

Obsküre sera avec vous pour votre prochain concert à Paris, en mars ! Vous avez prévu quoi ?
Thomas Adam : Pour la première fois, nous présenterons notre album Rockets & Swords en live à nos fans français. On sera accompagnés de notre batteur Markus, qui va vraiment apporter une atmosphère live au son électronique de De/Vision.

Rockets & Swords est très différent de Popgefähr. Comment êtes-vous parvenus à écrire ce disque à la fois complexe et sensible ? Comment a évolué votre approche du son, autant en terme d’écriture que de technique ?
Le style a changé, mais notre manière de travailler reste sensiblement la même… nous n’écrivons pas ensemble, en répétition. Chacun écrit de son côté, et une fois que nous avons assez de matière, on se voit pour décider quels titres doivent être sur l’album ; alors, la vraie production commence. Rockets & Swords est encore une fois le résultat d’une collaboration avec nos producteurs Schumann & Bach, qui étaient impliqués dans le processus d’écriture. Depuis le tout début, c’est très important pour nous de saisir cet esprit eighties… une conception traditionnelle du son, des arrangements ludiques, des mélodies accrocheuses… les chansons ne sont pas surchargées de sons et de mélodies. L’idée de base, c’était : moins, c’est plus.

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Et l’album a-t-il été bien reçu ? Quel genre de réactions avez vous eu, par rapport à Popgefähr ?
Il a été très apprécié par la plupart des fans. Tous ceux à qui j’ai parlé m’ont dit qu’ils l’aimaient vraiment ; cela dit, je suis à peu près sûr que tout le monde n’a pas été absolument satisfait… c’est très difficile de contenter tout le monde, mais on ne va pas arrêter d’essayer !

Pourriez-vous m’en dire plus sur le thème de l’album, la guerre, et le point de vue que vous avez choisi pour le traiter ?
C’est un peu trop direct, je ne dirais pas que cet album parle de la « guerre », même si c’est l’idée qui vient légitimement à l’esprit quand on regarde le titre. Il renvoie en effet au fait que notre histoire est écrite dans le sang, et qu’après des années de sang versé, rien n’a vraiment changé… L’humanité est parvenue à des connaissances techniques énormes, et le progrès technique se poursuit sans cesse. Le ciel est la seule limite. Et pourtant, nous n’avons toujours pas appris à nous accorder aux autres, ni à nous-mêmes, de manière apaisée et humaine… mais cet album ne parle pas directement de la guerre : il parle des causes qui mènent à la guerre, ou, plus généralement, aux conflits, donc l’album évoque plutôt la nature humaine… L’homme est un loup pour l’homme, égoïste et cupide, manipulateur et facile à manipuler, dangereux et auto-destructeur, trompeur et profiteur, grossier et superficiel… c’est de cela que parle l’album.

Et vous avez commencé à travailler sur le suivant ?
En ce moment, nous travaillons sur de nouvelles versions de vieux titres de De/Vision. Comme nous célébrons notre vingt-cinquième anniversaire cette année, nous ferons un « best of » Tour qui commencera en octobre 2013, et pour lequel nous compilons des titres. Ce sera une compilation des chansons préférées de nos fans, et de nos préférées à nous, et ce sont ces titres que nous jouerons pendant ce « best of » Tour. Nous allons aussi enregistrer un nouveau single qui va sortir dans un futur proche.

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> SORTIE
– DE/VISION – Rockets & Swords (Soulfood, 2012)
– En concert à Paris, La Scène Bastille, le 23 mars 2013

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