DeStijl

25 Mai 11 DeStijl

En complément de l’entrevue parue dans Obsküre Magazine #4, www.obskuremag.net publie ces extraits inédits de notre entretien avec P. DeStijl, membre fondateur de cette formation délivrant un son electro et organique et hérité de la new wave, à l’occasion de la sortie du nouvel et troisième album The white Stripes. Réalisé par des musiciens vivant à distance les uns des autres (mais se connaissant) et ayant enregistré leurs prises chacun de leur côté, The white Stripes est l’enregistrement d’un « groupe virtuel ». Il en ressort pourtant une œuvre assez naturelle et expressive, vivante et nourrie d’un sens de la mélodie prononcé.


Il y a eu un EP avant l’album. Le projet initial incluait-il la sortie des deux ou le EP était-il une espèce de « test » ?

P. DeStijl : L’idée de ce EP était d’être un éclaireur de l’album. Même si le groupe existe depuis 1996, il y avait tout à faire pour le faire connaître. Commencer par un EP a semblé une bonne idée pour travailler la promo de cet album sur la longueur.

Qu’est-ce qui a pu t’amener à lâcher la bride pour certains textes de l’album ?

On voulait faire un album du meilleur niveau possible, alors on s’est dit qu’un Anglais, écrivain de surcroît, serait mieux placé que nous pour écrire les textes. Ensuite, Fred en a écrit deux trois. Il est le chanteur, prof d’anglais à une époque, ça le fait aussi.

L’album s’appelle The white Stripes. Est-ce le split dudit groupe qui a fait que vous avez donné son titre au disque ou était-ce prévu depuis le départ ? Que représente d’ailleurs The White Stripes dans votre univers musical personnel ?
The White Stripes, je n’écoute pas du tout. Le titre de l’album est juste un retour par rapport à leur deuxième album. Je me suis dis : « pourquoi pas ?… ça fera du buzz et s’ils ont la bonne idée de nous coller un procès, ce sera encore mieux ! » Bon, en fait, c’était prévu de longue date : dès 2001 ou 2002, je me suis dis que le prochain album s’appellerait comme ça.

La formule humaine actuelle de DeStijl a-t-elle vocation à exister sur scène ?
Les obligations professionnelles de Chris (N.D.L.R. : basse) et Laurent (N.D.L.R. : batterie) ne leurs permettent pas de venir défendre l’album sur scène avec nous, alors on a embauché deux nouvelles recrues : Delphine à la batterie et Olivier à la basse. On va faire trois ou quatre dates avant l’été et une tournée française à la rentrée.

Des versions alternatives des titres compris sur The white Stripes pourraient-elles voir le jour ultérieurement ?

On va sortir la version électro et la version acoustique à part, en digital dans un premier temps, qui seront de plus offertes pour l’achat du CD « rock ». On verra ensuite si ça vaut le coup de les sortir en CD, d’autant que, pour ne rien cacher, on travaille sur des nouvelles chansons pour le prochain album, qu’on aimerait sortir en 2012, avant la fin du monde si possible.

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