Dear Strange – Interview Bonus Obsküre Magazine # 27

24 Fév 16 Dear Strange – Interview Bonus Obsküre Magazine # 27

Supplément de notre entretien avec le duo franco-allemand Dear Strange, paru dans Obsküre Magazine # 27.

Crédit portrait : Louis C.

ObsküreMag : Dorian, tu as participé à de nombreux projets. Peux-tu les présenter et revenir sur les lignes directrices de Dear Strange ?
Dorian E. : J’ai travaillé de nombreuses années avec Keen K. qui est également basé à Berlin. Nous avons sorti un maxi en 2005 (label Beautycase), ainsi que plusieurs morceaux sur des compilations Electro, Synth et Wave du label Berlinois désormais défunt Das Drehmoment. Seasurfer est une expérience plus récente qui est désormais finie. Dear Strange est le projet dans lequel je m’exprime pleinement. Une réelle catharsis. Notre façon de travailler avec Romain est fusionnelle nous comprenons très vite ce que l’autre souhaite.

Pouvez-vous revenir sur la vidéo de « The Unicorn », titre-phare de l’album Lonely Heroes, et celui avec lequel la plupart d’entre nous vous ont découverts?
Romain Frequency : Nous avons tourné la vidéo de « The Unicorn » à Rome, avec le réalisateur Carlo Roberti, qui a récemment clippé Client, And One, Hocico & Spiritual Front. Son style est très cinématographique et épique et c’est exactement ce que nous désirions pour notre première vidéo officielle. La mélodie tres vangelisienne du morceau, le thème de la licorne et le visuel origami de notre album ont naturellement porté le choix de l’univers visuel vers ce film culte tant aimé qu’est Blade Runner. Choix périlleux que Carlo a relevé avec brio! Le tournage s’est déroulé sur trois jours dans des lieux inattendus, et le résultat est époustouflant.

Qu’entendez-vous par « prism wave »?
PrismWave c’est la définition des multiples et différentes facettes Wave de notre musique, qui n’est pas seulement darkwave, cold ou newwave. Il y a également une connotation de transformation lumineuse que j’apprécie particulièrement.

Vous avez commencé à faire des concerts longtemps avant d’enregistrer votre premier disque. De fait, le son est très mature. Est-ce que tous les morceaux ont été joués sur scène avant de se frayer un chemin sur l’album?
Les chansons les plus anciennes de l’album (« Hysteria », « Sweeter Than This », « The Unicorn » et « Between The Sunset ») ont été interprétées lors de concerts, dans des versions différentes avant de trouver leur forme finale, la plupart du temps plus courte et plus synthétisée. Souvent les versions live sont d’avantage percussives et ont des introductions allongées, car à mon goût, sur scène, le temps n’a pas la même valeur, tout va trop vite, les versions ont besoin d’être étirées afin d’avoir le temps de les apprécier.

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Mêler les mots, leur signification et les beats electro n’est pas toujours simple. Comment arrivez-vous à les mêler?
L’idée est de marier la supposée froideur des machines et l’esprit (Soul), cela se fait naturellement car Dorian est stimulée par les morceaux qu’elle m’a inspiré et que je lui présente. Lors du processus créatif, elle se les approprie en créant des vocaux complètement liés à la musique, dans un esprit très biomecanique à la HR Giger.

Peut-on revenir sur les remixes du titre « The Unicorn » et les artistes avec lesquels vous avez collaborés?
Pour les remixes du single « The Unicorn », je souhaitais garder une dimension très personnelle. J’ai demandé une relecture à des amis dont l’univers musical était proche du mien, et dont je suis Fan. Antoni Maiovvi à apporté une touche GialloDisco à l’original pour une version épique de neuf minutes, Makina Girgir a opté pour une approche plus froide, presque chirurgicale, très proche de ses propres productions. Enfin Dexima l’a emmené dans l’univers club, me permettant également de l’inclure lors de mes DJsets.

L’album est sorti il y a quelques mois en Allemagne. Comment a-t-il été reçu jusqu’à présent?
Les critiques reçues sont très enthousiastes, plusieurs magazines parlent d’album Synthpop de l’année, ce qui nous touche beaucoup! Ils soulignent également, comme tu le disais, qu’il ne sonne pas comme un premier album et semble plus mature. Le magazine Sonic Seducer en a carrément fait son album du mois. Nous avons eu également l’occasion de présenter l’album en Live lors de notre récente tournée de décembre ‘Lonely Heroes Tour’ en Allemagne ainsi qu’au Wave Gothik Treffen de Leipzig. Pour nous il est également important de rencontrer les personnes qui écoutent et aiment notre musique, de pouvoir communiquer avec eux. De ce fait nous nous sentons moins Lonely.

Les projets?
Les projets à venir sont nombreux : nous tournons actuellement une nouvelle vidéo avec le réalisateur parisien Robin Plessy, pour le dernier morceau de l’album : « Minima Moralia » qui est également le morceau d’introduction de nos concerts.
Nous prévoyons également la sortie d’un second single accompagné d’un vidéo clip.
Enfin, nous jouerons à Berlin le 20 mars pour le festival ‘Out Of Line Weekender’ à Astra, avec Suicide Commando, Icon Of Coil, Massive Ego, Blutengel & Solar Fake

Image de prévisualisation YouTube

Lonely Heroes est disponible via Out Of Line/Rough Trade en LP Vinyl coloré 180g édition limitée deluxe avec pochette intérieure (incluant la version Cd),
ainsi qu’en CD et Digital.
http://www.outofline.de/albumteaser/dearstrange_lonelyheroes.html

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