Cold In Berlin – Interview bonus Obsküre Magazine #11

01 Oct 12 Cold In Berlin – Interview bonus Obsküre Magazine #11

Obsküre Magazine a adoré And Yet, le nouvel album de Cold In Berlin. Alors nous serions bien égoïstes de ne pas vous faire partager tous les éléments de notre entretien avec ces fiévreux deathrockers. Voici aujourd’hui, sur www.obskuremag.net, les extraits de notre entretien non publiés dans notre #11 (septembre / octobre 2012, en kiosques).

Vous avez choisi « … and the Darkness bangs » comme premier single : comment le décririez-vous ? Comme un bonne synthèse de votre nouvel album ?
Maya : De mon point de vue, cette chanson parle de la maladie mentale. La part de toi-même que tu voudrais oublier mais dont tu ne parvient jamais à t’éloigner totalement. L’image est simple. C’est un morceau plutôt doux, mais désespéré ; sous la surface, les voix et les bruits se meuvent et encerclent l’auditeur.
Adam : Il s’agissait de notre tout dernier single auto-édité (distribué par Cargo Records), et en même temps, c’était le bon choix. Il résume bien l’album : lignes de basse prépondérantes, batterie qui martèle, influences de différentes époques, backing vocals éthérés, textes poétiques, chant puissant et guitares goth grunge.

« And Yet » est-il le résultat d’une collaboration réelle entre les membres du groupe ?
Bien sûr : l’album n’aurait jamais existé s’il n’avait pas été créé par nous tous. J’ai beaucoup de chance de pouvoir faire des chansons en collaboration avec les autres membres du groupe. Adam, Alex et Bozley me laissent la liberté d’expérimenter, et me poussent à être créative. J’agis de même envers eux.

L’essence de Cold In Berlin, son but essentiel ?
Une manière d’exaucer des ambitions créatives.
Maya : Un exutoire dans l’art.

Estimez-vous que votre musique peut vraiment s’élever en live ?
Adam : Quand on n’a pas les moyens de faire de l’auto-promotion via la presse, ce qui était notre cas, la solution est de jouer live autant que possible, et d’espérer que le bouche à oreille fonctionne. Nos premiers concerts étaient toujours très bruyants, parce que nous essayions toujours de briser l’apathie du public ; maintenant que nous sommes un peu plus connus, nous sommes moins dans l’action et la revendication que dans la réalisation de nous-mêmes : nous adorons jouer, nous adorons les réactions du public. Nous avons joué au Klub à Paris, et c’était un concert fabuleux,  au cours duquel nous avons beaucoup partagé avec le public. On nous a dit, après coup, que normalement, le public du Klub ne dansait pas pendant les concerts. On les a fait danser, et la nuit n’en a été que meilleure pour tout le monde !
Maya : J’aime jouer live, j’aime les performances et le sentiment de ne faire plus qu’un avec l’instant. Les publics devant lesquels nous jouons, désormais, sont vraiment des passionnés de musique ; ils veulent se défouler et prendre du plaisir. C’est génial de jouer pour des gens comme ça ; une véritable connexion peut s’établir.

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