Clytem Scanning : pop non basique

10 Sep 11 Clytem Scanning : pop non basique

En complément de l’entrevue parue dans Obsküre Magazine #5, www.obskuremag.net publie ces extraits inédits de notre entretien avec l’ex-Shane Cough / Fatale Marianne, maîtresse à bord du passionnant projet expé Clytem Scanning, à l’occasion de la sortie de son premier album, Armada (Clytem Records). La jeune femme s’y donne les moyens d’une ambition lyrique et abrasive, pour un résultat pop mutant et aux mélodies captivantes.

De quoi a germé Clytem Scanning après les expériences Shane Cough et Fatale ?
Marianne :
En arrivant sur Paris, j’ai rencontré de nouvelles personnes et je me suis mise à écouter des choses plus dures : du hardcore, du metal comme Converge, Neurosis. Swans, aussi… J’allais voir aussi plein de concerts, d’expos… J’ai absorbé à ce moment-là plein de nouvelles choses avant de me mettre concrètement à la musique, dès 2006. Entre-temps sur Paris, j’avais monté un groupe du nom de Lance-Flamme avec deux amis. C’était très Merzbow / Badalamenti / Archie Shepp (Blaze) / Faust. Quelque chose de très bruitiste, très dark… on appelait ça de l’harmonoise. On a du faire alors trois albums je crois… et un seul concert au Klangbad organisé par Jochen Irmler de Faust… Notre seul concert $(rire)$ !

On connaît ton intérêt pour l’œuvre des Residents. L’aspect expérimental de ta musique ne t’engage-t-il pas vers l’idée de l’album-concept ?

Armada n’est pas un album-concept, c’est un album de dix chansons aux formats relativement courts et linéaires où chaque chanson peut être écoutée isolement du reste sans que sa « portée » en soit dépréciée. J’aime bien effectivement citer The Residents car je me sens proche de leur pop expérimentale et en les évoquant cela m’évite de devoir expliquer ce que je fais… car cela se situe entre la pop et la musique expérimentale… Les deux, pris séparément, ne m’intéressent pas. J’aime la voix, j’aime les mélodies, les chœurs, les rythmes binaires, les variations couplet / refrain, mais j’aime aussi les irrégularités de temps, les accords un peu étranges, les sons noise, les breaks, les ambiances froides, et les changements de ton… The Residents sont en plus arrivés à mêler des textes drôles et cyniques à des ambiances glauques et noires et j’adore ça… Mais Clytem Scanning reste définitivement moins expérimental qu’eux.

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