Silent Stream Of Godless Elegy

26 Jan 11 Silent Stream Of Godless Elegy

En complément de l’interview du groupe morave parue dans Obsküre Magazine #2, voici quelques extraits inédits qui ne pouvaient être ignorés…

Obküre Mag : Que signifie pour vous la notion d’appartenance ethnique ?

Hanka : Difficile à dire mais une chose est certaine : nous sommes Moraves. Je n’ai pas l’impression d’exceptionnalité, mais je pense appartenir à un seul pays et je suis fière de pouvoir diffuser la musique qui vient de cet héritage. Il y a une pointe de patriotisme dans nos cœurs, mais nous ne chantons définitivement pas que cela. Il n’y a aucun nationalisme dans ce que nous faisons. Peut-être est-ce tout simplement le désir de montrer aux autres que nous et notre pays sommes bien là…

Quant à l’impression d’appartenir a une scene musicale (Doom, Folk, Gothic, etc) ?

Radek:

Ce n’est pas une question pour vous ça, plutôt (rires) ? Ok si vous considérez que le folk metal comme une fusion du metal et de la musique folk, nous faisons partie de ce genre, il n’y a pas de doute. Mais si vous considérez cela comme du metal ringard qu’on écoute dans les pubs, alors non, nous n’y appartenons pas. Ouais, vous pouvez trouver quelques éléments gothiques dans notre album et des éléments doom, c’est sûr. En réalité, en parlant de notre musique, nous utilisons un terme spécial : «Ethno doom metal.» Mais ouais, «folk», mieux encore, «folklore metal» me convient bien.

Qui est la Terre mère ?

Hanka :

La Terre Mère (Mokoš en tchèque) est la déesse de la Terre, son équivalent est Héra dans la mythologie grecque ou Junon dans la mythologie romaine. Dans notre histoire, c’est une sorte de métaphore de la femme épouse et de la mère à la fois. Elle est en colère contre les guerriers (ses fils) qui ont versé le sang et elle refuse leurs corps l’accès. A la fin, la Terre mère, blessée et entachée de leur sang pardonne et laisse les guerriers se reposer dans son étreinte, à l’endroit où ils proviennent. Ainsi voilà la Terre mère qui nous est propre.

Officiellement, vous êtes huit membres dans le groupe, comment coordonnez-vous toutes ces énergies ?

Radek :

C’est à la fois difficile et stimulant. Vous savez, nous passons la moitié de nos vies à composer de la musique et on devient vieux ! Certains anciens membres ont choisi la vie de famille, certains manquaient de persévérance, et, bien sûr, il y a, de temps en temps, des conflits humains et musicaux. Je suis fier que nous nous comportions comme une famille depuis quasiment dix ans ; en un certain sens, nous sommes comme un cercle fermé. Si vous passez des heures et des années avec quelqu’un dans la salle de répétition, à l’arrière d’un fourgon, sur scène, il y a une sorte de lien spécifique qui s’établit et que les gens en-dehors ne peuvent pas comprendre. Je suppose que c’est difficile d’être, voire de rester, un membre dans un groupe comme le nôtre !

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