Aucan

24 Mar 11 Aucan

En complément de l’entrevue parue dans Obsküre Magazine #3, www.obskuremag.net publie ces extraits inédits de l’entretien donné à Emmanuël Hennequin par Giovanni Ferliga, l’homme-machines-guitares des formidables Italiens Aucan (récemment en tournée en France), à l’occasion de la sortie du second album Black Rainbow (Africantape).
Non content d’y afficher une optique renversée par rapport aux mathématiques noise parus un temps sur Ruminance, Aucan y affirme un savoir-faire synthétique et ambiant qui risque de les propulser en nouveaux fers de lance dubstep/trip hop. Plus qu’un virage, une révélation.


L’inflexion sonore du nouvel album Black Rainbow a-t-elle une conséquence sur votre setlist ?

La nouvelle tournée donne la primeur aux titres de Black Rainbow et DNA. Le contenu de notre premier album est une expérience vraiment différente et il est impossible de l’intégrer à ce que nous faisons aujourd’hui.

Comment traitez-vous la voix sur scène? Angela Kinczly est-elle présente ?
Angela est avec nous, mais par intermittence. Elle était présente sur scène à la soirée de lancement en Italie, mais nous ne jouerons pas live le titre où elle apparaît, sur les dates où elle ne peut nous accompagner. Pas de bandes.

En même temps, ce choix n’illustre-t-il pas une certaine modestie, pour ne pas dire une réserve chez Aucan, vis-à-vis de la substance vocale ?
Notre batteur, Dario, contribue aux chœurs et chez nous, la voix est vue comme un instrument réalisant parmi d’autres un moment spirituel collectif. Dans d’autres cas, c’est un élément qui exprime un sentiment de désolation, ou simplement le moyen d’établir un contact plus direct avec le public lors de shows. Il nous permet également de dire quelque chose et donne un sens, transmet un message à l’auditeur.

Giovanni, tu as gardé les rênes de la production pour Black Rainbow. Est-ce à dire que tu as joué le rôle d’un directeur artistique sur ce disque ? Quel genre de décisions as-tu été amené à prendre seul, si ça a été le cas ?
Faire un enregistrement est un processus impliquant plusieurs étapes. Sinon, tu procèdes « live » à la Albini, ce qui n’est pas ce que nous voulions faire. Mon rôle a été hybride : j’étais l’ingénieur du son en chef, j’ai enregistré et mixé l’album par moi-même. Mais j’ai aussi produit l’album en lui donnant sa forme finale en réorganisant les pistes, l’édition et la production, et en faisant le choix de quelques invités tels Angela Kinczly. Bien sûr, j’ai discuté de tout cela avec le reste d’Aucan, ai taché de porter attention à leurs suggestions. Heureusement, ils m’ont fait confiance à 100%.

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