Black Egg : « We shall win » (exclu vidéo Obsküre)

04 Sep 15 Black Egg : « We shall win » (exclu vidéo Obsküre)

Obsküre dévoile en avant-première la nouvelle vidéo de Black Egg, en partenariat avec Unknown Pleasures Records, le label français spécialisé en musiques froides, mécaniques voire dansantes. C’est tout à fait en bas, là, oui.

Michel Lecamp (Ushersan) vient d’enregistrer son plus bel album : le plus humain, le plus douloureusement sincère : Songs Of Death And Deception. Ce musicien français, pionnier de la scène cold wave hexagonale et rescapé de la décennie des années 1980 avec son groupe Norma Loy, habite aujourd’hui pleinement l’entité Black Egg. Après avoir publié un EP et deux albums industriels minimalistes ces trois dernières années, nous retrouvons sur cet album acoustique un artiste complet affranchi de toutes les révolutions musicales et qui s’aventure magistralement dans ces riches territoires d’un songwriting folk longtemps arpenté par les Lee Hazlewood, Nick Cave & The Bad Seeds, Wovenhand, Mark Lanegan ou Frank Tovey (dont il s’approprie « Back to Nature », un des titres séminaux de l’époque Fad Gadget).

Ushersan a une voix granuleuse et biblique dont il se sert, à l’instar d’un Leonard Cohen, d’un Michael Gira ou d’un Ian Curtis, pour vous narrer des histoires de vie, d’amour, de mort, de renaissance et de transcendance. Cette voix d’une justesse rare, portée par de sublimes compositions originales (deux chansons en français dont « Le petit Chevalier » reprise de Nico du Velvet Underground chantée ici par Lily Rose, la fille de l’artiste, et « Derrière les Forêts » qui lorgne du coté d’un Alain Bashung époque Bleu Pétrole) distille la passion, le soufre, la mélancolie, un lyrisme et une forme de liturgie poétisée pour narrer la perte irrémédiable de ceux et celles qui nous sont chers, accentuée ici par la déception d’un monde qui nous conduit tout droit vers le précipice.

La production sobre et classieuse se veut dans l’esprit des fameux American Recordings testamentaires de Johnny Cash. Le mastering a été confié à James Aparicio, ingénieur du son de chez Mute, qui travaille habituellement avec Depeche Mode, Grinderman, Spiritualized, Maps, Liars ou Moby. C’est assurément le disque français de l’année dans le genre.
Il sort en digipak CD le 29 septembre sur Unknown Pleasures Records.
Pré-commandes du CD « Songs Of Death And Deception » ici

Le single « We shall win » (reprise de Norma Loy) avec un remix par HIV+ est ici :
https://hivmusic1.bandcamp.com/album/we-shall-win-digital-single-upr026

« We shall win » (vidéo) :
Image de prévisualisation YouTube

Be Sociable, Share!

Laisser une réponse