Fred Leclercq à propos de l’actualité de Dragonforce

24 Mar 12 Fred Leclercq à propos de l’actualité de Dragonforce

Quand hyper speed metal rime avec hyper speed interview… Dragonforce sortant son nouvel opus nommé The Power within nous avions envie d’en savoir un petit peu plus. Voici le petit peu en attendant le plus ;)… interview éclair mais constructive avec Frec Leclercq.

Obsküre Magazine : Ce nouvel album voit arriver un nouveau chanteur Marc Hudson. Peux-tu nous expliquer les raisons du départ de ZP Threat et celles du choix de ce remplaçant pour Dragonforce ?
Fred Leclercq (Dragonforce) : Tout ceci étant arrivé à un moment de ma vie où la musique n’avait vraiment plus d’importance. J’ai survolé les événements avec désintérêt, malheureusement. Pour l’ancien chanteur, ils s’agissait de mésentente musicale. Quant à Marc, je n’ai donc pas suivi les auditions… puis, quand tout s’est un peu calmé de mon côté, j’ai pu prendre part à la décision finale mais entre-temps, il y avait déjà eu une sélection de faite. Je suis arrivé au bon moment (rire). Marc est un très bon chanteur, avec un timbre qui correspond bien à notre style, ainsi qu’un registre important.

Dragonforce est un groupe aux multiples nationalités, est-ce une force ou bien cela pose-t-il parfois problème pour répéter ou enregistrer, par exemple ?
Mmmmh… Je suppose que c’est une force au niveau du langage, cela nous permet de toucher plus de gens directement. C’est aussi très intéressant culturellement. Mais tout le monde ou presque habite à Londres, donc il n’y a pas de problèmes au niveau logistique.

Ces différentes nationalités vous permettent-elles d’avoir davantage de débouchés « concerts » notamment dans vos pays d’origine ?
Non, je ne crois pas. J’ai beau chercher, mais non, je crois que la réponse est non.

D’ailleurs, où Dragonforce a-t-il le plus de succès ?
Difficile à dire, le dernier album date de 2008… mmmh.. l’Angleterre? Le Japon ? Les States?

Dragonforce est-il principalement le groupe du charismatique Herman Li ou tous les membres ont-ils leur mot à dire lors de la composition des morceaux ?
(Rire) En fait Herman ne compose quasiment pas dans le groupe… C’est Sam qui depuis le début a écrit la quasi totalité des morceaux. Quant à moi, je suis maintenant plus impliqué dans la composition, ainsi que dans la production.

Je suppose que des morceaux aussi techniques ne sont pas simples à mettre en place. Comment procédez-vous pour composer et ensuite pour poser une mélodie vocale sur des rythmiques aussi rapides ?
Il n’y a pas de règles. La mélodie du chant vient parfois avant tout le reste… Tout dépend en fait du morceau, de l’inspiration.

Quel matériel utilisez-vous en studio principalement pour les guitares et l’enregistrement de la batterie ?
Pour la batterie, elle a été enregistrée au Thin Ice Studio. Euh… pour le reste, une console et des micros (sourire) ! Quant aux guitares, des câbles, des pédales DI, par la suite des amplis différents pour réamper…

Parfois on pourrait être amené à penser qu’une telle technicité ou vélocité nuit à l’émotion des morceaux. Toi qu’en penses-tu ?
Cela a pu être le cas par le passé, c’est justement quelque chose que j’ai voulu éviter sur le nouvel album… Ça reste bien sûr très technique, mais nous avons varié les tempos, raccourci les soli, varié les rythmiques.

Du coup, la voix est très importante et apporte un degré d’humanité à cette mécanique musicale hyper bien huilée. Marc a un gros poids sur les épaules ?
Il s’en sort bien, ma foi… Il y a forcément une pression pour lui, car il arrive dans un groupe qui existe depuis longtemps et qui a « fait ses preuves » avec une autre voix.

Est-ce que des improvisations en live restent possibles ?
Possibles, oui, mais généralement nous essayons de reproduire assez fidèlement les morceaux… Les lignes de basse changent, certaines rythmiques aussi mais on reste sur la même ossature que sur album.

Personnellement, est-ce que jouer de la basse dans un groupe d’extrême speed metal est la même chose que de jouer de la basse dans un groupe de heavy traditionnel ?
Euh… je pense que oui. Je suis à la base guitariste, donc je n’ai pas eu l’occasion d’essayer de jouer de la basse avant de rejoindre Dragonforce. Mais oui, c’est le même principe (sourire).

Est-ce que la participation au groupe d’un guitar hero lui a ouvert de nouveaux horizonq ou fait venir à lui un nouveau public ?
GH nous a forcement exposé à un public large qui n’aurait pas forcement l’occasion d’écouter le groupe. Donc oui, nous avons eu des fans qui n’étaient pas forcement des métalleux… On a aussi vu beaucoup d’enfants pendant un moment! C’est assez rigolo, et finalement rafraîchissant (sourire).

Quels sont tes souvenirs de scène les plus marquants en bien ou en mal ?
Mmmmh… J’adore le Japon, donc jouer au Japon est toujours quelque chose de fantastique (sourire). Pas de mauvaise expérience sur scène… Ah si, au Ozzfest ! J’ai fait une réaction allergique assez méchante deux heures avant de monter sur scène, je n’étais pas super en forme.

Avec quel groupe as-tu eu le plus de plaisir à partager l’affiche ?
Beaucoup ! Machine Head, Disturbed, Slipknot, Chimaira, Cynic, Destruction… beaucoup, beaucoup !

Comment sortez-vous de la scène… sur les genoux après une prestation qui tient un rythme d’enfer du début à la fin ?
Bourrés ! (rire) Non euh… oui, un peu fatigués mais ça va, l’adrénaline aide à tenir (sourire).

Regrettes-tu parfois ton passé dans Heavenly ? Que penses-tu de la scène française heavy actuelle ?
Non, pas du tout! J’ai plein de bons souvenirs, mais tout va bien pour moi. La scène française heavy … Eh bien… Je ne connais malheureusement que peu de groupes… Loudblast, BBA, Nightmare, ces groupes sont des amis et j’apprécie leur musique !

As-tu d’autres projets musicaux plus personnels à côté de Dragonforce ? Peut être designer puisque c’est toi qui a illustré des dessous de verre pour l’édition limitée ?
J’ai toujours Maladaptive… On travaille à notre rythme (sourire) et puis j’ai un projet death/black sur lequel je vais d’ailleurs travailler après-demain ! Designer, oooh non (sourire), j’ai illustré les dessous de verre, certes, mais cela reste plus du cartoon qu’autre chose! Pas de carrière en vue 🙂

 Parlons maintenant plus particulièrement de ce nouvel album, il sort sous le propre label du groupe, est-ce par volonté d’indépendance et avez-vous ainsi une plus grande liberté de composition ?
Indépendance, exactement. Quant à la composition, elle n’a jamais vraiment été dictée par aucun label, donc pas de changement à ce niveau !

 En quoi ce nouvel album est-il différent des autres ? Peut être un peu plus varié rythmiquement non ?
Mise à part la voix, les morceaux sont plus courts, les tempos plus variés, il y a moins de titres à 200 bpm (sourire), le style un peu plus épuré comparé à Ultra Beatdown… nous sommes revenus à un style proche de Sonic Firestorm.

Quels sont les thèmes abordés par The Power Within ?
Ils sont assez variés: il y a l’habituel coté fantasy, un morceau sur l’addiction, un morceau qui parle des relations amoureuses qui ne finissent pas toujours bien..

Quels sont les projets de Dragonforce maintenant ? Participer à quelques festivals, notamment en France ?
Beaucoup de concerts, mais ça, c’est en train de se préparer, je n’ai donc pas de dates précises à te communiquer, à part un festival à Worcester, MA le 21 avril.

Dragonforce officiel :
www.dragonforce.com

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