Death in June

25 Nov 10 Death in June

En complément de l’entrevue de Douglas Pearce parue dans Obsküre Magazine #1, www.obskuremag.net publie ces extraits inédits de l’entretien donné par le leader de Death In June à Emmanuël Hennequin à l’occasion de la sortie du nouvel album studio Peaceful Snow, au gré duquel Pearce « réaxe » le son de DIJ autour du piano du slovaque Miro Snejdr.

Obskure Mag : Avais-tu imaginé un disque du genre de Peaceful Snow par le passé ou finalement, cette optique piano/chant ne s’est-elle révélée que très récemment ?

Douglas Pearce : Ça a vraiment commencé à se concrétiser dans le bureau de Fort Nada (N.D.L.R. : la résidence australienne de Pearce). Je regardais dehors, face au jardin en grande partie abîmé. La fin de l’hiver et le début du printemps, qui correspondent à la période août / septembre dans l’hémisphère sud, avaient apporté de mauvaises tempêtes dans les collines, et nous avions perdu huit grands arbres sur plusieurs semaines. Nous avions été chanceux : la maison elle-même n’avait pas été endommagée et personne n’a été tué… mais je crois que c’est ce phénomène de destruction qui a déclenché entièrement Peaceful Snow. Jusque alors, ça allait être un album instrumental, et puis il y a eu ces deux nouvelles chansons. Alors, j’ai commencé à écrire de nouvelles choses. Je sentais le moment venu. Les nausées de créativité descendaient, qui accompagnent tout nouvel acte pour Death In June. Je me suis vite envolé vers plusieurs villes, où je garde quelques hôtels parmi mes favoris, et où je sais que je peux m’enfermer et écrire des chansons. Après quelques voyages, j’avais cinq, six morceaux achevés… et donc, un nouvel album en travail.

As-tu, ces dernières années, envisagé d’arrêter complètement ?

Jamais ! Et je l’ai toujours dit : Death In June est toute ma vie, mon amour et mon art. Il occupe chaque instant de ma journée, c’est un travail permanent. Et, en plus de superviser certains projets comme l’album de reprises de Down In June (N.D.L.R. : Covers…, enregistré sur 2007 / 2008 et sorti sur Nerus en octobre 2008) ou de travailler de nouveau avec Boyd Rice sur deux nouveaux morceaux, qui devraient sortir pour le vingtième anniversaire de la sortie de Music, Martinis and Misanthropy, je n’éprouve aucunement l’envie de me consacrer à quelque projet parallèle que ce soit. À ce stade de ma vie, ce serait trop me distraire. Un acte injustifié.

DEATH In JUNE

Peaceful Snow

(NER – 2010)

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3 Commentaires

  1. Parzifal /

    A l’annonce d’un nouvel album, j’avais un peu peur car « the rule of thirds » m’avait laissé quelque peu indifférent… et pourtant… C’est par hasard, par un choix de pochette, c’était le 12″ de « Torture by Roses », que j’ai découvert et que je suis devenu un inconditionnel de DIJ par le seul fait que la pochette du 12″ me plaisait, c’était en 1986, sur un stand de disques au puces de Saint Ouen… Depuis, je suis et je reste fidèle, et j’attendais une vrai nouveauté… Avec « Peaceful Snow », je suis servi ! Quelle nouveauté et quelle continuité à la fois ! Un tournant à mon sens considérant la musicalité basée sur le piano avec laquelle se fond la voix de Douglas. Je pense instantanément à l’album « Soft black stars » de Current 93 ou à l’unique chanson au piano et voix des Sisters of Mercy avec « 1959 »… Bref, un petit bijou notamment avec le double CD des adaptations instrumentales au piano d’anciens titres de DIJ… Très agréablement surpris et de bonne augure… En souhaitant que Douglas revienne en France, et, j’en profite, longue vie à Obsküre !! (Au fait, à quand un Obsküre Opus [II] ?). Bonjour chez vous !

  2. Terence /

    Superbe dernier album. « Rules of third » m’avait egalement laisse indifferent, mais « Peaceful snow » est excellent. Du piano-bar sur le fantome du Titanic..

  3. Un peu déçu pour ma part. On frôle limite l’autocaricature par moment, et même si l’esthétique est différente, ça reste du pur DIJ, avec des mélodies déjà entendues et un Douglas Pearce (trop?) fidèle à ses anciens travaux. Soft Black Star est bien meilleur (et pourtant, en général, j’ai tendance à avoir plus d’affection pour DIJ que pour C93). Finalement, DIJ n’aura été véritablement excellent qu’avec la trilogie imparable The Wall/Symbols/Rose Clouds.

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