Antimatter – Interview bonus Obsküre Magazine #13

27 Fév 13 Antimatter – Interview bonus Obsküre Magazine #13

Afin de prolonger l’expérience Antimatter du #13 d’Obsküre Magazine (janvier / février 2013), Mick Moss revient sur la réalisation du clip du premier single de son nouvel album Fear of a unique Identity, sa rencontre avec l’idiosyncrasique lettone Vic Anselmo et sa amour du rock progressif. Parce que le « quand y en a plus, y en a encore » est notre spécialité, et que décidément, non, vous ne vous en lassez pas.

Comment as-tu rencontré Vic Anselmo (N.D.L.R. : chanteuse lettone de dark rock alternatif qui intervient sur le nouvel album) ?
C’était en 2008, quand elle a fait la première partie d’Antimatter, en Lettonie. Déjà, je connaissais sa musique grâce à MySpace et YouTube. Sur scène, elle s’est installée, juste avec une guitare acoustique, et son incroyable voix, si personnelle. J’ai gardé contact avec elle depuis. Début 2012, quand il a fallu trouver une chanteuse pour certains passages de l’album, j’ai pensé à elle en premier lieu. Pour moi, son titre « Before I could breathe » est un véritable classique.

Pourquoi avoir choisi « Uniformed & Black » comme premier single et clip ? D’ailleurs, comment s’est passé le tournage du clip, et que penses-tu du résultat final ?
L’idée du thème du clip m’est venue peu après l’enregistrement de l’album. « Uniformed & Black » m’avait toujours semblé pouvoir prétendre à une sortie individuelle, étant courte, accrocheuse et énergique. Cette idée à l’esprit, j’en ai parlé à Prophecy, je leur ai proposé mon concept de clip, et ils se sont lancés avec plaisir dans le projet. « Uniformed & Black », pour moi, se tient par elle-même ; elle fait monde à elle seule. Au moment où nous avons décidé d’en faire un clip, c’était déjà tard, et il a fallu prendre une décision rapidement. J’avais déjà vu des promos réalisées par l’équipe de Nicolas Giraldon, Mehdi Messouci, Grégoire Orio et Clémentine Decremps, et le portfolio de Nicolas, qui contenait des choses géniales. Ils semblaient enthousiasmés par mon projet, et étaient prêts à se lancer. Je connaissais déjà Mehdi, qui nous avait accompagnés au clavier pour quelques concerts en 2003 ; c’est toujours un plus, pour moi. Je leur ai envoyé mon concept, et on est partis de là. Le thème du clip est, globalement, celui de l’album ; on l’a pensé comme une préfiguration de l’album entier. Fear, plus que tout autre album d’Antimatter, a une imagerie forte, et la plupart des thèmes se croisent, des paroles à l’artwork, en passant par les clips et les photos. Les personnages du clip sont, conceptuellement, ceux de la couverture de l’album. Cette idée d’êtres censurés – les yeux bandés, bâillonnés – est passée des photos au clip. Tout est connecté.

J’ai été particulièrement impressionné par « Wide awake in the concrete Asylum », probablement le titre de l’album qui m’a le plus ému. Quelque chose de particulier à dire à son sujet ?
Probablement le titre le plus prog qui ait été fait par Antimatter. J’ai passé mon adolescence à écouter du rock prog, et la récompense, c’est de pouvoir faire un morceau de ce genre ! À la base, ce titre devait ouvrir Leaving Eden, mais à l’époque, il n’était pas là où je me trouvais, et, frustré, je l’ai mis de côté jusqu’au moment d’en compléter la composition. Je suis très fier de cette chanson, fier de l’avoir écrite et orchestrée.

 

> SORTIE
– ANTIMATTER – Fear of a unique Identity (Prophecy) (2013)

 

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