Anathema (+ Astra) @ Forum de Vauréal – 29/10/2012

07 Nov 12 Anathema (+ Astra) @ Forum de Vauréal – 29/10/2012

Nous le rapportons à chaque fois : Anathema donne tout. Ce concert dans la salle du Forum de Vauréal (dans le 95) était le quinzième d’affilée pour le groupe et ses roadies, que Danny Cavanagh n’a d’ailleurs pas manqué de remercier. Après une première partie très golden age of psychedelic rock assurée par Astra, belle découverte instrumentale (les parties chant ayant été moins convaincantes), les frères Cavanagh et consorts ont déroulé une setlist d’au moins deux heures. Comme toujours, le public en a eu pour son argent, ce qui est d’autant plus agréable que les concerts des Anglais ne sont jamais très chers. Dans ce forum bondé (le show se jouait sold out), Vincent a montré que ses qualités vocales, la précision de son chant, l’intensité de ses émotions tenaient suprêmement la distance, et la route donc. « Seize concerts en quinze jours », a dit Danny (Anathema joue-t-il les dimanches en matinée ?) et pourtant pas une fois le chanteur n’a vacillé. Seule Lee Douglas, peut-être, était-elle plus empruntée. Elle reste toujours aussi juste et sa voix n’a rien perdu de son filet vibrant d’émotion mais nous l’avons sentie moins puissante qu’à l’accoutumée, plus touchée par le rythme effréné de cette tournée.
La révélation de ce concert, la nouveauté pour le moins, c’est l’implication scénique de Daniel Cardoso. Danny lui a définitivement abandonné ses interventions piano, ce qui donne au Portugais les partitions nécessaires pour faire partie intégrante du jeu de scène. Qui regrette encore que Les Smith, qui se contentait de mettre les nappes, ait quitté la table ? Côté setlist (voir la photo), Anathema assume parfaitement son dernier album (ils peuvent !) et son prédécesseur. Ils font par ailleurs preuve d’une certaine audace en programmant le titre composé par John Douglas (« The Storm before the Calm), plus ambiant et moins floydien dans sa première moitié que la production habituelle du groupe. De ce choix naît une tension musicale, une pesanteur que le final magnifique dissipe avec la beauté qui fait la grandeur du groupe. A noter : les heureuses incursions dans A Natural Disaster et Alternative 4 dont le public ne se lasse évidemment pas. « Shroud of False » et « Fragile » qui se suivent, comme sur l’album, c’est un choix à la fois simple et sublimissime. L’essence même d’Anathema.

 

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